Enterrement

Musique

Aujourd'hui c'est l'enterrement de ma mère. Je m'habille d'une longue robe noire à fines bretelles m'arrivant au dessus des genoux. Elle aimait cette robe. Je laisse mes cheveux longs. Je prend un taxi et me dirige vers le cimetière. Le prête commence sa cérémonie. Il n'y a qu'une vingtaine de personne. Juste de la famille. De la famille que je n'ai pas vu depuis l'arrivée de Frank. Le cercueil arrive. Il est transporté par une calèche tirée par deux chevaux blancs. J'écoute les prières. Elles sont si belles. Mais je sais que ma mère sera dans un monde meilleur que le notre ici bas. Je crois avoir accepter le fait que je ne la reverrais plus. Mais c'est maintenant que ça va commencer. La douleur. Savoir que je ne pourrais plus l'embrasser, la toucher ou simplement lui parler. Continuer de vivre avec un manque au plus profond de mon c½ur. Je me rappelle de nos rires, de nos engueulades, de nos réconciliations, de nos repas autour du feu. Un souvenir me fait presque sourire. Un jour, elle est moi avions essayé de faire une pizza. Nous avions pris tout ce qui traînait dans le frigo et nous l'avions étalé sur une pâte. Mais le pire c'est que nous avions mangé ce truc en moins de dix minutes. Maintenant fini les pizzas ne ressemblant à rien. Elle est partie. Le cercueil est plongé dans la terre. Je jette une dernière fleur blanche dans la tombe. Puis je ramasse une poignée de terre et la met sur le cercueil signe de deuil. Le silence est là. Je me souviens d'une phrase « si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi ». Et aujourd'hui, nous sommes tous plongés dans le silence. J'aurais voulu qu'il ne s'arrête jamais. Qu'il dure pour l'éternité. Parce que c'est comme si elle était encore là. Les personnes viennent une par une me dirent leurs condoléances. Elles me touchent beaucoup. Soudain je reconnais deux visages familiers. Le premier se présente et je le sert fort. Le deuxième ne dit rien mais je le sert encore plus fort que son jumeau. Puis on se sépare. Tout le monde part, après une dernière prière. Je jette un dernier regard vers sa tombe encore fraîche. Je quitte cet endroit. Je me dirige vers un grand entrepôt. Je prend les escaliers. Je me retrouve sur le toit. Je grimpe sur le bord et écarte les bras. J'ai le regard tourné vers le ciel. Je vise une étoile qui brille plus que les autres à mes yeux.

Moi ; Je te promets d'être forte maman. Je te le promets. J'espère que tu veilles sur moi. Je ne t'oublierais jamais et s'il te plaît ne m'oublie pas. Je sais qu'il a beaucoup de gens malheureux à qui il faudrait une bonne étoile comme toi, mais ne m'oublie pas. Parce que moi, je ne t'oublierais jamais. Jamais. Je tiendrais ma promesse, maman et un jour tu seras fière de moi. Je sais qu'un jour je te rejoindrais où que tu sois. Je t'aime. Mais je n'ai pas su te le montrer. C'est de ma faute si tu n'es plus avec moi aujourd'hui. J'aurais du te prendre cette drogue. Je n'en ai pas été capable. Mais je t'aime.

Une larme s'écroule sur le sol. Ce sera la dernière que je verserais pour ma mère. Elle ne souhaiterais pas que je pleure pour elle. Alors je ne le ferais plus. J'efface la trace de la larme, descend du rebord et m'allonge par terre en contemplant les étoiles. Pas de doute. Une brille plus que les autres. Maintenant elle veillera sur moi...
Enterrement

# Posté le samedi 11 août 2007 04:17

La peur d'aimer et d'être aimée...

Alors que le jour se lève, j'ouvre les yeux. Pendant un long moment, je réfléchis. J'ai perdu les quatre personnes qui m'étaient les plus chers au monde. Ma mère, mon père, Clémence et Vincent. Quatre personnes que j'aimais. Quatre personnes qui sont mortes à cause de moi. Je m'assois et je sens une présence. Je fais demi-tour et vois Bill. Il me sourit.

Bill ; Moi aussi je viens là quelques fois ici.

Je ne dis rien. Je l'observe. Doucement je vais m'assois près de lui.

Moi (dans un murmure) ; Merci d'être venu, hier.

Je pose ma tête sur son épaule. Cela semble le surprendre. Mais il ne dit rien et on regarde le soleil se lever ensemble. Je serais restée ici toute ma vie s'il je pouvais. Il sent si bon et il a quelque chose en lui d'apaisant... Comme si on voulait tout oublier, tout sacrifier pour juste quelques secondes de plus sur son épaule. Je ferme les yeux et écoute. Les bruits de la ville. Le bruit de la respiration de Bill. Le bruit du vent. Tout est parfait.

Bill ; Qui ?
Moi ; Pardon ?
Bill ; Qui te bat ?

Je reste sans voix. Comment sait-il ?

Bill (sans que j'ai posé la question) ; Un jour, à l'hôpital, tu t'es penché pour embrasser ta mère et ton tee-shirt s'est levé et j'ai vu des bleus.
Moi ; Je suis tombée dans les escaliers.
Bill ; Et la fois ou j'ai vu un bleu sur ta joue ?
Moi ; Je me cogné à la table en tombant.
Bill ; Et la fois où tu y avais trace de sang juste derrière ta tête ?
Moi ; Je suis tombée de mon lit.
Bill ; Arrête Bridget ! Un jour, ça va dégénéré et tu auras quelque chose de vraiment grave. Je veux t'aider ! Pourquoi refuses-tu mon aide ?
Moi ; C'est de la pitié ?
Bill ; Non, du secours.
Moi ; Tu ne comprends pas...
Bill ; Explique moi !
Moi ; Ce serait mieux que l'on ne se voit plus....
Bill ; Quoi ?!
Moi (en me levant) ; Je ne peux pas... C'est pour ton bien...
Bill (me suivant alors que je part); Je sais ce qui est bien pour moi ! Et tu ne représentes pas un danger pour moi !
Moi (les larmes aux yeux) ; Tu ne comprends pas ! Tout ce qui est autour de moi, je le détruis ! Les seules personnes que j'ai aimé sont dans leurs tombes ! Ma mère, mon ancien petit ami, ma meilleure amie ! Le seul qui est en vie s'est barré ! Si je reste avec toi, il t'arrivera quelque chose de grave ! Je détruis tout ce qui est autour de moi, tout ce qui me rend heureuse ! Et tu en fais partie ! Je ne veux pas te causer du malheur. J'en ai causer assez comme ça...

Sur ce, je pars en courant. Je cours toujours sans savoir ou je vais. Au bout d'un moment, je me retrouve au centre ville. J'erre dans les rues. Je regarde dans les vitrines. Je percute quelqu'un.

Moi ; Excusez-moi !
? ? ? ; Bridget ?
Moi ; Tom ?
Tom ; Qu'est que tu fais là ?
Moi ; Je...

Je ne dis rien de plus car les sanglots m'oppressent la gorge. Il m'aide à me relever.

Tom ; Viens explique moi en marchant.

Je marche à coté de lui. Au début c'est le silence, puis je me décide à parler.

Moi ; J'ai dit à Bill qu'il serait préférable que l'on ne se voit plus.
Tom ; Quoi ?
Moi ; C'est mieux pour lui.
Tom ; Es-tu sure de toi ?
Moi ; Oui.

On est arrivé devant la maison des jumeaux. Il me fait signe d'entrer. J'hésite. Et si Bill y ait ? qu'est que je fais ? Je fais un grand sourire ?

Moi ; Et si...
Tom ; A mon avis, il va préférer rester seul.

J'entre donc. Je pose mon manteau et suit Tom dans la cuisine. Il prépare deux chocolats dans le silence le plus total. Il en pose un devant moi et s'assois en face de moi.

Tom ; Pourquoi ?
Moi ; Pourquoi quoi ?
Tom ; Pourquoi ne veux-tu plus le voir ?
Moi ; C'est pour son bien.
Tom ; Tu pourrais développer ?
Moi ; Toutes le personnes que j'aimais ne sont plus ici. Elles sont toutes mortes, a l'exception d'une qui est je ne sais ou. Si je commence à m'attacher à Bill, je le détruirais. Il finirait sans doute dans sa tombe comme les autres.
Tom ; Je crois que c'est impossible de prévoir ce qui va se passer. Ce qui est entre toi et Bill est très fort quoi que tu en dises. Vous ne vous connaissez presque pas et pourtant... c'est un lien fort. Trop fort pour que quiconque le brise. Presque invincible.
Moi ; Qu'est qui te fais croire ça ?
Tom ; Il suffit de voir comment il te regarde. A l'hôpital, c'est lui qui est venu te voir lorsque tu as défoncé la vitre. Je l'ai échappé belle ce coup-là. Bref, il a aussi voulu venir à l'enterrement de ta mère. Et toi aussi, quand tu le regardes tu as quelque chose dans les yeux. Une petite étincelle qui...
Moi ; Je t'arrête tout de suite. Bill et moi c'est plus simple que ça. D'abord ce n'est que de l'amitié. Ensuite, s'il est venu me voir c'est comme un ami. Et je n'ai pas d'étincelle dans les yeux quand je le regarde.
Tom ; Qui essayes-tu de convaincre ? Moi ou toi-même ?

Mais qu'il est ch*ant à essayer d'avoir raison ! Je sais ce que je dis. Enfin... je crois. Je bois mon chocolat d'une traite. Il sourit. Mais qu'est qu'il a encore ?

Tom ; On se regarde un DVD ?
Moi ; Ouais.

On regarde Massacre à la tronçonneuse. Pas mal. Mais il fait pas trop peur comme film d'horreur. On enchaîne sur The Descent et sur Saw I, II et III. On passe notre journée devant la télé et je commence à m'endormir. Tom le remarque et me propose de dormir dans la chambre d'amis ce que j'accepte. Alors que je suis couchée habillé d'un grand tee-shirt XXL de Tom, je lui demande s'il peut aller me chercher une bouteille d'eau. Il s'exécute. J'entend du bruit en bas. Une porte d'entrée claque. Peut-être Bill ? Je me met a l'entrée des escaliers, écoutant ainsi leur discussion. Je sais que ce n'est pas bien. Mais je le fais quand même.

Tom ; Bridget dort à l'étage.
Bill ; Tant que je ne lui parle pas tant mieux.
Tom ; Arrête Bill. Je sais très bien ce que tu ressens pour elle.
Bill ; Je ne ressens rien. Tu sais très bien que je pense que c'est une fille qui ne sait pas ce qu'elle veut et qui se fout des autres.
Tom ; Essaie de la comprendre.
Bill ; Oui je sais qu'elle a traversé des épreuves difficiles ! Mais ce n'est pas une raison pour obéir à mademoiselle !
Tom ; Je ne savais pas que devoir ne plus la revoir te met dans un tel état. Tu l'aimes peut-être plus que tu ne veux le croire ?
Bill ; Je ne l'aime pas ! Ni en amie, ni en petite amie, ni même en simple connaissance !

Sur ce, il monte à l'étage. Je détale dans ma chambre. J'ai l'impression d'avoir un poignard dans le c½ur. Un seul ? Non des milliers. Je suis si triste, si déçue, si brisée. Je me couche et entend Tom poser la bouteille à coté de mon lit.

Moi (sans me retourner) ; J'ai entendu.
Tom ; Il ne le pensait pas.
Moi ; Oh que si. Je sais ce qu'il me reste à faire.

Il sort sans un mot. Moi, je pleure. Je déçois tant que ça ? En plus de briser des vies, j'en déçois d'autres ? Pourquoi ? Tant de souffrances. Mais je sais ce que je ferais demain. Demain. Ca semble si loin et si prés. Mais j'accomplirais ce que j'ai décidé. En espérant réussir...

*Mais que va-t-il se passer ? D'aprés vous que c'était passer avec Clémence et Vincent ? Vous le saurez plus tard ! Ma fic vous plait ? Laissez des com's !
Je pars en vacances deux semaines au Sénégal alors je pourrais pas vous poster la suite ! Désolée mais je vais en profiter pour imaginer la suite !!
Comment imaginez vous la suite ? Laissez moi vos idées !
Bisous à vous mes chers lecteurs adorés !
Marine
*
La peur d'aimer et d'être aimée...

# Posté le jeudi 16 août 2007 12:22

Tout est noir...

Musique

Mes yeux sont rouges et fatigués. Je ne peux même plus pleurer. Trop de larmes ont déjà été versées. Je ne veux plus connaître la souffrance, ni la perte d'un être cher. Pourquoi rester ici alors que ma mère est morte, que Bill ne me parle plus et que mon beau-père me rebattra dès que je franchirais le seuil de la maison ? Seul Tom s'inquiète un peu de moi. Les garçons partent et je fais semblant de dormir. Ils franchissent la porte et je me lève. Je me dirige vers la salle de bain. Plus de souffrances. Il faut que cela s'arrête. Je m'enferme dans la salle de bain. Je me contemple dans le miroir. Ou est passé la jeune et pétillante Bridget qui vivait heureuse il y a 1 an ? Elle n'existe plus. Je déboîte la lame de rasoir de Bill de son manche. Je suis si fatiguée. Fatiguée de ses coups, de ses insultes, de ses souffrances. Je ne crois plus en rien. Je n'ai plus la force. Je fais couler un bain et me déshabille mais pas entièrement. Je reste en soutien-gorge et en boxer. Je pose ma lame de rasoir sur le rebord de la baignoire. Doucement j'entre dans le bain tiède. Je coupe les robinets et fixe la lame. Mon portable sonne. Je ne répond pas. J'entend le répondeur.

? ? ? ; Bridget ? C'est Tom ! répond ! Ecoute après ce que tu m'as dit hier soir, j'ai peur. Fais pas de conneries ! Répond !

Ca ne sert à rien maintenant. Il s'énerve et raccroche. Je fixe tout le temps cette lame. Vais-je le faire ? Alors que je vais la saisir, mon portable sonne à nouveau. Mais ce n'est pas Tom cette fois-ci.

? ? ? ; Bridget ? Heu... C'est Bill. Heu...

Je n'écoute pas la suite, je plonge la tête sous l'eau. Je ne veux plus entendre sa voix. Ca fait trop mal. Pas seulement au c½ur. Mais partout. Je relève la tête quelques instants plus tard. Je saisit la lame et me tranche les veines. Sur le coup ça fait mal. Mais je plonge les poignets dans le bain. L'eau devient rouge sang. Je regarde mon sang partir. Beaucoup doive se dire que c'est douloureux. En fait non. On a l'impression de s'endormir doucement. Comme si on a pris des somnifères. J'entend des pas dans l'escaliers. Je sers mes poings faisant couler le sang plus vite. Il faut en terminer avant qu'ils ouvrent. J'entend des coups contre la porte. Je commence à fermer les yeux. En finir. Enfin. Le coups ont cessé. Je vais pouvoir partir. Voir maman. J'entend une clé dans la serrure et vois Bill. Je ne réagis pas. Pas la force. Il s'approche de moi. Il regarde le sang, consterné.

Bill ; Tom ! Appelle une ambulance ! !

Il me prend dans ses bras doucement. Comme si j'étais en porcelaine. Il regarde mes poignets et presse ma tête contre son torse chaud. Je suis comme de la guimauve. Je ne réagis plus. Mes yeux commencent à se fermer.

Bill ; Bridget ! t'endors pas ! Je veux pas que tu meures !
Moi ; Plus... la... force...

Et là, il se met à pleurer. Je sens ses larmes contre ma joue. J'entend ses sanglots.

Bill (sanglotant) ; Je t'aime.... Reste avec moi... Je t'aime... Ne pars pas....

Il me caresse la joue et je regarde ses yeux. Son regard est tellement beau. Si profond. On a l'impression de s'y noyer. Je fixe son regard. Comme si c'était la dernière chose que je voudrais garder en moi. La seule chose dont je voudrais me souvenir une fois avec maman. Je ferme les yeux et je l'entend au loin. Sa voix est de plus en plus lointaine. Je ne l'entend plus. Tout est noir...
Tout est noir...

# Posté le samedi 01 septembre 2007 07:05

Modifié le samedi 01 septembre 2007 09:41

Réanimation

J'ai mal à la tête. Heu non en fait j'ai mal un peu partout. J'ouvre un ½il puis l'autre. Tout est blanc autour de moi. Ou suis-je ? Suis-je morte ? J'essaie de bouger un doigt. Je tourne la tête et vois une silhouette que je connais bien. Bill. Il est dans le fauteuil à coté. Il dort. Son maquillage a coulé. Il a du pleurer. A cause de moi. Encore. Il se réveille et me regarde.

Bill ; Bridget ? Tu es réveillée ?
Moi ; Oui.

Il se précipite vers moi et me sers dans ses bras. J'en ai le souffle coupé mais je m'en fiche. Je respire son odeur, je le sers moi aussi tant bien que mal à cause de ses tuyaux dans mes bras. Il se retire après quelques secondes.

Bill ; Ne me refait jamais ce coup-là Bridget d'accord ?
Moi ; Je me suis loupée...
Bill ; Comment tu peux dire ça ?
Moi ; Parce que c'est la vérité.
Bill : Mais non ! Pourquoi tu fais ça Bridget ?
Moi ; Parce que je sais que je te ferais souffrir si on continuait à se voir.
Bill ; Et si j'ai envie de te voir quitte à souffrir ?
Moi ; Tu regretteras cette décision un jour.
Bill ; Bridget je...
Moi ; Ne le dis pas !
Bill ; ...Je t'aime.

Une larme s'échappe. Puis deux. Puis trois. Bientôt ce sont les chutes du Niagara sur mes joues. Bill me prend la main.

Bill ; Pourquoi tu pleures ?
Moi ; J'ai peur.
Bill ; Pourquoi ?
Moi ; J'ai peur de te perdre. Comme tous ceux qui m'ont dit « Je t'aime ».
Bill ; Tu ne me perdras pas. Cette fois-ci ce ne sera pas comme les autres.
Moi ; Je t'aime.

Il se penche vers moi. Ces lèvres frôlent les miennes puis il m'embrasse. D'une main je le lui caresse la joue et de l'autre j'appuie contre sa nuque. C'est un baiser profond, rempli d'émotions. Un baiser d'amour. On se sépare un petit sourire sur nos lèvres. Il part appeler une infirmière pendant que je me repose un peu. L'infirmière entre et après quelques questions, repart.

Bill ; Je vais laisser te reposer.
Moi ; Tu veux dormir ?
Bill ; Oui.
Moi ; Reste s'il te plaît.
Bill ; OK.

Il pose sa veste sur le fauteuil.

Moi ; Non ici.

Je tapote la place à mes côtés. Il s'approche et s'allonge prés de moi. Je pose ma tête contre son épaule. Il m'entoure de ses bras. Je ne me sentie jamais si protégée, si aimée, si bien. C'est peut-être pour ça que je l'aime si fort. Le sourire aux lèvres je m'endors.
Réanimation

# Posté le mardi 04 septembre 2007 13:48

Modifié le mercredi 05 septembre 2007 04:25

Testament

Trois jours plus tard, je sors de l'hôpital. Je rentre chez moi et dépose quelques affaires. Puis je me rend chez le notaire qui doit faire la lecture du testament de ma mère. J'entre dans un bureau ou derrière celui ci se trouve une femme âgée d'une cinquantaine d'années. Le notaire tient un papier dans la main.

Notaire ; Bridget s**** ?
Moi ; oui c'est moi.
Notaire ; asseyez-vous je vous prie.

Je m'exécute. J'observe du coin de l'½il la dame à coté de moi. Elle a quelques cheveux blancs mais elle est blonde. Physique normal. Goût vestimentaire normal. Elle a l'air... normale ! Le notaire rassemble ses papiers. Il commence sa lecture.

Notaire ; Votre mère vous a laissé ses biens et son argent. Son patrimoine et son argent valent, en tout, prés de 10 000¤. Vous n'avez pas l'âge légal pour être seule alors vous serez sous la responsabilité de votre grand-mère maternelle, ici présente. Elle a accepté de vous accueillir chez elle. L'argent sera débloquez lorsque vous aurez atteins votre majorité.

Puis on signe les différents formulaires et tout ce qui s'en suit. Alors comme ça c'est femme est ma grand-mère. Nous partons et je la suit. Elle ne dit rien. Je ne l'ai jamais vu. Ma mère ne fréquentais plus ses parents. Je ne sais pas pourquoi. Je monte dans sa voiture.

Grand-mère (alias GM) ; On va aller chez toi pour prendre tes affaires et on ira chez moi d'accord ?
Moi ; OK.

Bizarrement, je ne me sens pas mal à l'aise avec elle. Je suis normale. D'habitude je serais angoissée ou nerveuse. Et là rien. Je suis juste moi-même. On arrive chez moi. Elle attend dans la voiture pendant que je récupère le quelques affaires que j'ai. Franck n'est pas là et tant mieux. Je rassemble ça en deux sacs vu que je n'ai pas grand chose. Je remonte dans la voiture et c'est reparti pour allez chez elle.

GM ; Bon, toi c'est Bridget. Tu as quel âge ? 16 ans ?
Moi ; Non, 17.
GM ; C'est bizarre que tu ne sois pas blonde. Tout le monde l'ait dans la famille.
Moi ; Je suis blonde au naturelle. C'est une teinture.
GM ; D'accord. C'est ici (en pointant une maison).

Je n'aurais jamais soupçonné que ma grand-mère habitait aussi prés de chez moi. C'est une maison beige au volets blancs, agréable à regarder. Je prend mes valises et suit Grand-mère. J'entre à l'intérieur. ca change de chez moi. Ici, c'est du parquet avec dans le salon de grandes baies vitrées. Mon ancien salon était gris avec une petite fenêtre. La cuisine est rouge bordeaux et blanche. Je l'aime bien. Nous passons à l'étage. Ma chambre est grande, blanche, lumineuse. Bref, je l'aime déjà. Je range mes affaires pendant que Grand-mère m'explique le « règlement ».

GM ; Tu sors si tu veux mais préviens-moi de l'endroit et de l'heure. Si tu veux venir ici avec un garçon, présente le moi. Les dîners se font ensemble. Pas de cigarette, pas de drogue ou d'alcool. Tu peux me tutoyer. Si tu veux faire une fête ici, préviens moi d'accord ?
Moi ; Oui, ne t'inquiète pas. Déjà c'est sur les fêtes j'en fais pas. Je n'ai pas d'amis alors ça va être difficile. Je ne fume pas, ne bois pas, ne me drogue pas. J'ai un petit ami et je te le présenterais dès que possible d'accord ? Tu seras fixée.
GM ; Très bien.

Je termine de ranger mes affaires et elle m'appelle pour manger. C'est ultra bon. Jamais j'ai mangé autant de chose et aussi bon. On discute pas mal pendant le repas. Elle est assez discrète puisqu'elle ne me pose pas de questions sur mes bandages aux bras, ni sur la couleur de mes habits ou celle de mes cheveux. Je monte me coucher après car je suis encore fatiguée de ma tentative de suicide. Avant j'appelle Bill. Il n'a pas pu venir aujourd'hui car il était chez de la famille.

Bill ; Allô !
Moi ; Salut c'est moi !
Bill ; Comment ça va ma puce ?
Moi ; Bien. J'ai déménagé. Vu que ma mère est morte, je n'ai pas l'âge légal pour être seule alors je suis chez ma grand-mère. Je savais pas qu'elle était là. Mais c'est beau chez elle. Elle a l'air assez gentille. Et toi comment ça se passe chez tes cousins ?
Bill (des cris derrière) ; Bien, ils sont euh... sympa !
Moi ; C'est quoi ces cris derrière toi ?
Bill ; C'est rien ! ! Je dois y aller ! Bisous ma puce ! Je t'aime !
Moi ; Moi aussi.

Je descend dire bonne nuit à Grand-mère et remonte me coucher.

*Beaucoup doivent se demander pourquoi je ne met pas la suite plus tot. Une fiction pour moi, ça se travaille, ça se modifie chaque jour. Le résultat ? Vous aimez (d'aprés les com's). Savez vous combien de fois j'ai modifié ce chapitre ? 14 fois. La première vous aurez déçu comme tous les premiers écrits de mes chapitres. Donc il ma faut une semaine pour bien écrire un chapitre. De plus j'attends d'avoir suffisament de com's. Voila pour une question qui m'a été posé. Bonne lecture et gros bisous.
Marine.
*
Testament

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 14:01

Modifié le jeudi 06 septembre 2007 14:23