L'amour consiste à prendre soin de l'autre, à s'inquiéter de lui, à le respecter et à essayer sans cesse de le connaître davantage.

Les jours passent ainsi pendant la semaine mais lorsque je me réveille un matin, j'ai une idée. J'hésite avant de la réaliser. Je me dirige vers la salle de bain et me lave les cheveux. Je prend un produit et enlève la teinture faisant ainsi disparaître toute trace de cheveux noirs. Je sèche mes cheveux et les peigne. Je me regarde dans la glace. Je suis presque jolie. Le blond ma va mieux que le noir c'est évident. J'ai l'impression d 'avoir de nouveau cheveux. Je descend en bas et montre fièrement à Grand mère mes cheveux.

GM ; Oh ! Que tu es belle Bridget ça te va beaucoup mieux que les cheveux bruns !
Moi ; Merci.

Je vais au lycée et quelques élèves me montrent du doigt en raison de ma coiffure. Vu que je n'ai cours que ce matin, je rend une visite surprise à Bill. Tom ouvre la porte et ne dis rien. Il est stupéfait. Je lui fais signe de se taire et monte dans la chambre de Bill. Il est assis sur son lit dos à moi. Je vais m'asseoir doucement prés de lui. Il me voit surpris et ne dis rien. Il a la bouche ouverte comme les poissons. Je ris.

Bill ; T'as fait une couleur ?
Moi ; Non, je l'ai enlevée.
Bill ; Tu es magnifique.
Moi ; dis, j'aimerais te présenter à ma Grand-mère vu qu'elle ne veut aucun inconnus chez elle encore moins s'ils pénètrent dans ma chambre !
Bill ; C'est parti !

Il me prend la main et je vois Tom qui a toujours la bouche ouverte en me regardant.

Moi ; ferme la bouche les mouches vont rentrer !

Il le fait mécaniquement ce qui nous fait rire avec Bill. On sort et on se dirige à pied vers chez mon nouveau chez moi. On se tient par la main lorsqu'une bande de fille nous regarde bizarrement. Bill me lâche aussitôt la main et accélère le pas. Je dois presque courir pour le rattraper.

Moi ; Bill , pourquoi t'accélère ?
Bill ; Cours viens !

En effet, les filles se mettent à courir et je me met moi aussi à courir bien que je n'en vois pas la raison. Au bout de quelques minutes de course effrénée, on les sème. On s'arrête essoufflés.

Moi ; Pourquoi on court ?
Bill ; Pour les semer !
Moi ; Oui mais pourquoi ?
Bill ; Parce qu'elle nous courrait après !
Moi ; Tu m'énerves !

Il rigole en voyant ma tête. Je pousse un soupir exaspéré. Il s'approche de moi et m'embrasse. Comment voulez-vous résister ? On repart vers chez moi. Quand on arrive, il est un peu surpris de la maison.

Moi (en le faisant entrer) ; Grand-mère ? ! T'es là ? !
GM ; Oui je suis dans la cuisine !

Je prend la main de Bill et l'entraîne dans la cuisine. Ma grand-mère hausse un sourcil en voyant Bill mais ne dis rien. Elle sourit même.

Moi ; Grand –mère je te présente Bill, Bill voici ma Grand-mère !
GM ; Voici donc le fameux Bill dont elle n'arrête pas de parler !
Moi ; Grand-mère ! !
Bill ; Je suis flatté !
GM : J'ai l'impression de vous avoir déjà vu !
Bill ; Euh... Vous devez confondre !
GM ; C'est sûrement ça !
Moi ; On monte dans ma chambre !

On monte à l'étage et je lui fait découvrir ma chambre. J'allume la radio et j'entend une chanson très belle.

Ich muss durch den monsun
Hinter die welt
Ans ende der zeit
Bis kein regen mehr fällt
Gegen den sturm
Am abgrund entlang
Und wenn ich nicht mehr kann, denk'ich daran
Irgendwann laufen wir zusammen
Durch den monsun, dann wird alles gut

Bill saute littéralement sur la radio et l'éteins. Je la rallume. Il la rééteins.

Moi ; Mais je veux l'écouter !
Bill ; Non, je t'assure elle est très nulle !
Moi : Mais les paroles sont très belles !
Bill ; Mais non, le mec raconte n'importe quoi !
Moi ; Tu crois pas au grand amour ?
Bill ; Ben si vu que je t'ai rencontré !

Alors là je suis bouche bée. C'est trop mignon. Vu que je n'arrive pas à parler, je le serre dans mes bras et l'embrasse. Pendant prés d'une heure, on s'embrasse allongés sur mon lit, enlacés. Je n'aurais échangé ce moment pour rien au monde. Puis Bill dit une phrase que je déteste.

Bill ; Je dois y aller mon c½ur...
Moi ; Non...
Bill ; Si je vais chez de la famille ce soir.
Moi ; Encore ?
Bill ; Oui c'est la période...

Il s'en va, non sans avoir remercier ma grand-mère et m'avoir embrassé une bonne trentaine de fois. Je mange avec ma grand-mère mais je suis comme absente. Je pense qu'à Bill. Elle le voit bien et ne me pose plus de questions. Je monte me coucher...
L'amour consiste à prendre soin de l'autre, à s'inquiéter de lui, à le respecter et à essayer sans cesse de le connaître davantage.

# Posté le jeudi 13 septembre 2007 15:35

Modifié le jeudi 13 septembre 2007 16:10

Aimer, c'est se donner corps et âme

Musique

Lorsque je me réveille le lendemain je constate avec joie que nous n'avons pas cours à cause des grèves. Je bondis hors du lit et descend en bas. Je ne m'étais pas habillé en noir aujourd'hui ce qui était exceptionnel. J'ai quand même pris un ensemble bleu marine. Je me prépare et reçoit un SMS de Bill.

Coucou mon c½ur !
Ca te dit de me rejoindre au parc dans un quart d'heure ?
Bisous
Bill


Je lui répond aussitôt que c'est OK. Je préviens ma grand-mère. Puis je pars en direction du rendez-vous. Je le vois assis sur un banc. Il est de dos. Je m'approche doucement de son cou et lui fais un bisous. Il se retourne et me prend dans ses bras en m'embrassant. J'ai soudain une idée. Il m'a fait une mini déclaration hier, non ? Je vais lui répondre à ma manière.

Moi ; Bill, hier tu m'as avoué que tu m'aimais. Moi aussi j'ai quelque chose à t'avouer.
Bill ; Oui, mon c½ur ?
Moi ; Je suis malade.
Bill (inquiet) ; Quoi ? !
Moi ; Oui, à cause de toi.
Bill (affolé) ; C'est vrai ? ! Qu'est que c'est ? Tu vas en guérir ?
Moi ; Non, c'est incurable. Personne n'a trouvé de traitement.
Bill (au bord de l'évanouissement) ; Qu'est tu as ?!
Moi ; Je suis tombée amoureuse...

Il bouge plus. Je lui saute au cou et l'embrasse. Aussitôt il me serre très fort contre lui et répond à mes baisers. Il me sourit.

Bill ; Je crois que je suis malade moi aussi.

Je ris et on pars main dans la main chez lui. Je vois que Tom a laissé un mot disant qu'il ne sera pas là de la journée. On monte dans sa chambre. On s'assois et il m'embrasse tout en m'allongeant sur son lit. Il me retire ma veste. Je fais de même. Je sais ce qui va se passer et je le veux aussi. Bill m'embrasse partout dans le cou. Je passe mes mains sous son tee-shirt et lui enlève. Je caresse sa peau chaude ce qui me fait frissonner au contact de mes mains froides. Il m'enlève mon tee-shirt moi aussi et déboutonne mon pantalon. Je fais de même. Il m'embrasse et je finis d'enlever mon pantalon. Nous sommes à présent en sous-vêtements l'un contre l'autre. Il dégrafe mon soutien-gorge et l'envoie valdinguer dans la pièce. J'ai des frissons partout où ses mains passent. Sur mes reins. Sur mes bras. Sur mon visage. Sur mes seins. Sur mon ventre. Il me retire mon boxer et je fais de même avec le sien. Il me regarde comme pour me demander si je suis prête. Je répond par un sourire.
Bientôt je sens le plaisir. J'ai l'impression qu'il monte de mon bas-ventre jusqu'au dans ma tête et qu'il explose en mille étincelles comme un feu d'artifice. Je m'accroche encore plus à lui. Je ne cesse de lui murmurer des « je t 'aime ». Il me répond par des baisers. Parfois je pousse quelques gémissements de plaisir. Lui pousse de longs soupirs de désir. Je le serre toujours plus fort contr moi. Je l'embrasse dans le cou, sur ses lévres.
Il se retire après de longues minutes Il s'allonge à mes cotés. Il me serre la main et je le regarde. Il a des millions d'étincelles dans les yeux. Je l'embrasse. Il me murmure un dernier « je t'aime » avant de poser sa tête sur la mienne. Je pose la mienne sur son torse et j'entend battre son c½ur. Sur ce bruit je m'endors avec un sourire aux lèvres.

Lorsque je me réveille, je regarde l'heure. 15h30. Il faut que je m'en aille car j'ai rendez vous avec grand-mère. Je décide de réveiller Bill à ma manière. Je l'embrasse sur l'épaule, puis sur le torse, puis dans le cou. Je vois bien qu'il ne dors pas mais je continue. Je l'embrasse sur le coin des lèvres. Mais pas plus. Je sens que ça l'énerve.

Moi (disant tout pour qu'il entende) ; Bon, je vais m'en aller. J'ai un emploi du temps chargé moi et je...
Bill (se réveillant comme par magie) ; Tu restes ici.

Il bondit sur moi et m'embrasse une bonne fois pour toute. Puis je commence à me lever et à me rhabiller. Il ne l'entend pas de cette oreille et commence à me piquer mes affaires.

Moi ; Bill, mon tee-shirt !
Bill ; T'es beaucoup mieux sans !
Moi (ayant une idée) ; T'as raison ! Imagine quand je vais me promener dans la rue ! Tous les garçons vont se jeter sur moi !
Bill ; Mais qu'est que tu attends ? Dépêche toi de le remettre !
Moi ; Monsieur Bill Kaulitz serait-il jaloux ?
Bill ; Oui ! une fille comme toi c'est rare ! Alors tu comprend que je veux te garder !
Moi ; Je suis flattée !

Après avoir réussit à récupérer mes vêtements, je pars. Je glousse toute seule pendant le trajet. J'arrive enfin chez moi. Grand-mère veut m'emmener faire les magasins mais avant je me prépare un petit truc à manger devant la télé. Je l'allume.

Présentatrice ; Le groupe de rock Tokio Hotel était hier soir à Magdebourg devant des milliers de fan !

Je laisse tomber mon assiette qui se brise en morceaux. Je vois que le groupe est composé d'une personne que je connais bien. Trop bien même. Bill.
Aimer, c'est se donner corps et âme

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 05:16

Modifié le mercredi 05 décembre 2007 09:51

Dispute

Mon c½ur rate un battement. Bill ? Chanteur ?

Présentatrice ; Les jumeaux Kaulitz, Gustav et Georg ont fait leur concert devant plus de dix milles fans ! Leur album Zimmer 483 est toujours en tête des ventes depuis trois semaines ! Ces jeunes ont à peine dix huit ans qu'ils cartonnent partout en Europe ! Nous les avons interviewer hier soir avant leur concert....
Journaliste ; Alors les garçons comment allez-vous ?
Les 4 ; Bien, bien.

Ils les interrogent ainsi pendant quelques minutes. Je regarde trop stupéfaite pour bouger un seul muscle. Mais il arrive à la question que je redoutais tant.

Journaliste ; Etes vous toujours célibataires ?
Bill ; Oui, toujours. La musique est la chose la plus importante à nos yeux.

C'est le coup fatal. Je comprend soudain que je n'avais aucune importance à ses yeux. C'était le coup d'une fois. Il m'a menti. Menti depuis le début. Tout ce qu'il m'a dit n'était que des mensonges. La bonne excuse. De la famille ! En fait il était à des concerts. Ma grand-mère tente de m'emmener au centre commercial ou j'achète un jean pour lui faire plaisir. Mais l'envie n'est pas là. Aussitôt rentrée, je m'affale sur mon lit et pleure. Je suis bête. Bête et naïve. J'aurais du me douter qui étaient ces filles qui nous poursuivaient, pourquoi il avaient étains la radio et ces cris derrière lui lors de mes appels téléphoniques. Moi j'y est cru. Lui a voulu juste coucher avec moi ce qu'il a réussit à faire d'ailleurs. Trahi, il m'a trahi ! Pourquoi ne puis-je pas faire confiance à quelqu'un ? Pourquoi ne puis-je pas vivre sans mensonges, sans trahisons ? Je m'endors baignée de larmes épuisée.

0o'0o'0o'0o'0o'0o'

Lorsque je me réveille le lendemain, je prie de toutes mes forces pour que la journée d'hier ne soit qu'un horrible cauchemar dont je viens de sortir. Hélas, lorsque je descend les marches je m'aperçois que tout est bien réel. Je mange un petit déjeuner vite fait et pars vers le lycée. Je vois Bill au loin. Lui et moi avions convenu de ne pas montré au lycée que nous sortions ensemble. De toute façon, je ne veux plus jamais le revoir. Il m'a brisé le c½ur. Je ne veux plus souffrir comme avec Vincent. Ca été trop dure de se relever. Maintenant je sais que je n'aurais pas la même force pour m'en sortir. Tom vient vers moi.

Tom ; Mon frère te fait dire qu'il t'aime et qu'il aimerait te voir ce soir après les cours dans le parc, c'est possible ?
Moi ; Oui.

Il s'en va. Je vais lui dire tout ce que je pense de lui. Il m'a trahi, il va en payer les conséquences. La journée passe trop vite à mon goût. Je ne sais pas trop quoi lui dire. En fait, j'ai surtout peur de sa réaction. Après les cours je me dirige à pas lents vers le parc. Lui est assis sur le même banc que la dernière fois. Je m'assois à coté de lui, doucement. Il veut me prendre dans ses bras mais je le repousse.

Bill ; Ca va princesse ?
Moi ; Ne m'appelle plus comme ça tant que tu ne m'auras pas tout avoué.

J'avais dit ça, d'un ton froid et ferme. En apparence, je paraissais glaciale mais au fond je bouillonnais partagée entre l'envie de le serrer contre moi et de le gifler. Il ne dit rien.

Bill ; Je vois pas de quoi tu veux parler.
Moi ; Je vais éclairer ta lanterne. Ca se résume en deux mots ; Tokio Hotel.

Il ne dit rien. Il baisse la tête. Je sens les larmes me monter aux yeux mais je m'interdit de pleurer devant lui. Soudain ma colère éclate sans que je ne le veuille.

Moi ; Tu m'as menti depuis le début ! Moi je t'aimais et toi t'en avait rien à foutre ! Tout ce que tu voulais c'était me baiser et bien bravo t'as réussit ton coup ! Tu n'es qu'un menteur et un profiteur ! Tu m'as trahi et je ne te le pardonnerais jamais ! Au fond, je crois que moi aussi je suis fautive. Parce que j'ai été stupide de croire que je te plaisais ! J'espère au moins que t'as bien pris du plaisir parce que je ne veux plus jamais te revoir !

Je pars sans me retourner. Je sens que son regard est posé sur moi. Je sais qu'il me fixe. Lorsque je sors du parc je laisse enfin mes larmes couler. Ca fait du bien. Je rentre chez moi et je vois une jeune fille sonner à la porte. Grand-mère est allée chez le coiffeur. Je m'avance vers elle. Elle est brune aux yeux marrons, banale et à la fois jolie.

Moi ; Salut !
Elle ; Salut ! T'habites ici ?
Moi ; Ouais. T'es nouvelle non ?
Elle ; Ca se voit tant que ça ?
Moi ; Un peu.
Elle ; Tu t'appelles comment ?
Moi ; Bridget.
Elle ; OK moi c'est Sophia. Excuse moi je dois partir. A plus tard !
Moi ; Ouais à plus tard.

Je n'ai vraiment pas envie de faire la discussion avec une inconnue. Je balance mon sac dans l'entrée et monte dans ma chambre et recommence à pleurer. Putain mais bordel, je peux pas avoir une vie normale ? Je sèche mes larmes quand j'entend Grand-mère rentrer. Elle prépare le dîner et je révise quelques leçons espérant que ça m'aiderait à me changer les idées. Mais ça m'embrouille et j'abandonne. Je descend et aide à préparer les repas. Je ne répond à ses questions que par monosyllabe. Au bout d'un moment, elle me regarde avec insistance.

Moi ; Quoi ?
GM ; J'ai l'impression que ça ne va pas.
Moi ; T'as deviné !
GM ; C'est à cause de Bill ?

Je ne sais pas quoi dire. Comment elle a su ? Elle met les plats sur la table et me fait signe de m'asseoir tout en me servant généreusement.

GM ; Vas-y raconte !
Moi ; Bill est en fait une rock star ! Et j'étais la seule à ne pas être au courant !
GM : Mais oui ! C'est là où je l'ai vu je me souviens ! C'est Tokio Machin non ?
Moi ; Tokio Hotel. Bref, il ne m'a rien dit ! De toute façon je le déteste ! Il n'avait pas à me mentir !
GM ; Tu es sure de ne pas le juger trop vite ?
Moi ; Enfin, essaie de me comprendre ! Il m'a trahi !
GM ; N'en parlons plus ! Ca te dit d'aller au cinéma ce soir ?
Moi ; Pourquoi pas !

Nous terminons de manger et rangeons. On passe la soirée au cinéma. Je n'ai pas usivit la moitié du film à cause de mes pensées. Nous rentrons et je monte me coucher, épuisée par cette journée.
Dispute

# Posté le jeudi 20 septembre 2007 14:51

Modifié le mercredi 24 octobre 2007 12:31

Un ami c'est quelqu'un qui n'a pas peur de se confier...

Deux semaines. Deux longues semaines que j'ai ni reparlé à Bill, ni revu. Il me manque terriblement. Tout me manque chez lui .Son sourire. Ses lèvres. Ses yeux si noirs, ni sombres. Ses mains. Lui tout simplement.
Sophia et moi nous sommes devenues amies. Je lui ai fait visiter le lycée. Et elle et moi avons un point commun.

Flash Back (une semaine avant donc une semaine après la dispute)

Alors que je m'apprête à rentrer chez moi, Sophia me retient par le bras.

Sophia ; Viens chez moi, on va discuter.
Moi ; De quoi ?
Sophia ; D'un point commun que nous avons toutes les deux.

Elle me sourit et j'accepte. J'entre chez elle et j'entre dans sa chambre. Plusieurs habits sont éparpillés. J'adore la façon dont Sophia s'habille. Je m'habillais de la même façon avant que... Enfin avant. Disons qu'elle s'habille rock. Beaucoup de noir et de blanc. Je trouve ça très joli. Elle rentre furtivement quelques habits et me fait asseoir.

Sophia ; T'as eu une peine de c½ur, c'est ça ?
Moi ; J'ai pas très envie d'en parler.
Sophia ; J'ai vécu la même chose.

Je la regarde bizarrement. Elle affiche un air sombre. Elle prend une respiration et se met à parler.

Sophia ; Il s'appelait Grégoire. On s'aimait passionnément. Je crois que personne ne peut savoir à quel point je tenais à lui. Au bout de deux mois, il a rompu. Je ne savais pas pourquoi et j'ai compris. Lui était populaire et moi pas très fréquentable. On me disait « Bizarre ». Un jour, j'ai su en écoutant une conversation entre des filles de ma classe que de sortir avec moi lui pourrissait sa réputation. Alors c'était moi ou sa popularité. Et il a choisi. Visiblement je ne comptais pas beaucoup à ses yeux. Mais la suite fut encore la suite de mon cauchemar. Je ne pouvais pas croire qu'il ne m'aimait plus. Je pleurais tous les soirs. Je ne suivais plus les cours, les discutions plus rien. J'étais comme « absente ». Mais ce qui me faisais le plus mal c'était de l'entendre se moquer de moi. Grégoire se foutait de ma gueule. Il racontait des choses sur moi. Des choses que même ton esprit pervers ne peut pas imaginer. J'en ai beaucoup souffert. Je perdais mes amis, mes alliés et mes résultats scolaires étaient catastrophiques. Mais je me suis vengée. Le dernier jour, je lui ai dit la vérité en face. J'ai dit devant tout le monde qu'il était le pire partenaire sexuel qu'une fille puisse imaginer et que heureusement que je pensais à Matt Damon sinon je ne m'en serais jamais sortie. J'ai dit aussi que je l'emmerder. Je suis partie et je ne l'ai plus jamais revu.

Elle avait du souffrir beaucoup pendant cette période. Elle me regarde attendant que je raconte mon histoire. Je pris une respiration et je raconte. Tout. Depuis le départ de mon père jusqu'à aujourd'hui en passant par les coups de Franck, le décès de ma mère et la trahison de Bill. Lorsque je finis elle met une main autour de mes épaules.

Sophia ; C'est pour ça qu'il y avait toutes ces chiennes en chaleur autour d'eux !
Moi ; Oui et tu vois je suis la seule abrutie de la Terre à ne pas savoir que mon mec est une superstar !
Sophia ; Tu l'aimes ?
Moi ; Plus que tu ne l'imagines !
Sophia ; Il t'aime ?
Moi ; Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Fin du Flash Back


Alors que nous rentrons chez nous, je lui propose de venir chez moi faire nos devoirs ensemble. Alors que nous sommes rentrées elle me tend une lettre.
Un ami c'est quelqu'un qui n'a pas peur de se confier...

# Posté le dimanche 23 septembre 2007 07:45

Modifié le lundi 24 septembre 2007 00:00

Le plus difficile est de pardonner et d'accepter sa part de responsabilité...

Musique

Je la prend.

Moi ; C'est de qui ?
Sophia ; Je ne sais pas. On me la passé en cour en me disant de ne pas l'ouvrir avant 17h00.

Je l'ouvre et commence à lire.

Chère Bridget,
Je sais que dés que tu verras ses mots tu voudras jeter cette lettre à la poubelle mais s'il te plaît, lis-la jusqu'au bout.
Je voudrais te dire la vérité. Toute la vérité. Même si on ne se reverra peut-être plus jamais j'aurais le sentiment d'avoir été au moins une fois honnête avec toi.
Oui, c'est vrai je suis Bill chanteur des Tokio Hotel. Mais ce n'est qu'une apparence. Au fond je suis Bill Kaulitz l'homme qui t'aime et que tu as connu. Celui qui se languit de toi, qui n'aime que tes baisers, tes mains, ton corps... Si je ne t'ai rien dit, c'était pour t'éloigner de tous ces gens qui font que je ne me sente pas libre. Les fans, les journalistes et tant d'autres encore. Je voulais te protéger. Seulement te protéger. Des fans aurait été capable de te faire du mal s'ils apprenaient que je t'aimais. Et t'apprendre sur un lit d'hôpital m'aurait été insupportable.
De plus, je ne voulais pas que tu me vois en tant que Bill des Tokio Hotel mais Bill Kaulitz.
Je veux que tu saches que je n'ai pas fais tout ça seulement pour coucher avec toi. Tu es une fille unique et sensationnelle. Tu es toi et tu es rien que pour ça, tu es quelqu'un d'exceptionnelle. Je pense chacun des mots que j'écris. Parce que je t'aime. Ces mots me semblent si fades sans toi pour les entendre, pour les écouter. Tu es mon c½ur Bridget, mon âme. Tu l'as pris avec toi et maintenant tu le détiens sans que tu le saches.
Ce soir, je pars pour deux mois de promotion. Je ne sais pas si un jour je reviendrais ici ou si je te reverrais.
Je veux seulement que tu saches que je t'aime. Je t'aime comme un fou et je ne souhaite qu'une chose ; que tu sois heureuse même si ce n'est pas avec moi. Je te demande pardon parce que te cachais la vérité n'a servi qu'à nous séparer.
Je t'aime.
Bill.

Lorsque je termine de lire cette lettre, j'ai les larmes aux yeux. Je crois qu'au fond, je savais ces révélations mais je me laissais aveugler par la haine et la douleur. Je regarde l'heure. 17h15. Je cours et sort de la maison, Sophia sur mes talons bien qu'elle ne comprenne pas bien ce qui se passe. J'interpelle un taxi. Elle monte avec moi.

Moi (au taxi) ; A la gare ! Vite !
Taxi ; Tout de suite !
Sophia ; Tu as fais le bon choix.

Je la regarde. Elle a un petit sourire suspendu aux lèvres comme si elle avait compris. Le taxi ayant compris l'urgence fonce vers la gare. Il zigzague entre les voitures et j'entends pas mal de Klaxons autours de nous. Je prépare l'argent pour être plus rapide. Je descend de la voiture, donne l'argent et entre dans la gare. Il y a une foule impressionnante. Je me dirige vers un agent (Vive la SNCF !) et il m'indique le quai. Je cours entre les passagers. Le train va partir dans 5 minutes. Je le vois. Bill. Je l'appelle et il se retourne. Il me regarde courir vers lui. Je me jette dans ses bras.

Bill ; Je croyais plus jamais te revoir.
Moi ; Je t'aime.

Il me sourit et m'embrasse. Un long baiser rempli d'amour. Il a ses mains sur mes hanches et me serre d'aussi fort qu'il peut. Je met mes mains contre son visage. Plus rien n'existe. Sauf lui et moi. Je sens son souffle chaud sur ma joue. Il m'a tant manqué. Notre long baiser terminé j'appuie ma tête contre la sienne. J'entend un sifflement. C'est Tom avec deux autres garçons. Je les reconnais. Ce sont ceux qui étaient au bar avec eux.

Tom ; T'as fait le record du monde d'apnée petit frère !
Bill ; Ta gueule.

Il se tourne vers moi et je sourit. Je suis heureuse. Mais le dernier avertissement pour les voyageurs retentit nous coupant dans nos retrouvailles. Aussitôt nos sourires s'effacent.

Moi ; On se reverra ?
Bill ; Je te le promet.
Moi ; Ne m'oublie pas.
Bill ; Comment veux-tu que je t'oublies ?
Moi ; Je t'aime.
Bill ; Moi aussi.

Nous nous enlaçons une dernière fois d'aussi fort qu'on peut. Il m'embrasse une dernière fois et monte dans le train. Il est assis contre la fenêtre et me fais plein de signe d'au revoir auquel je réponds. Le train démarre. Je fixe mon amour comme si c'était la dernière fois que j'allais le voir. J'ai envie de pleurer. Mais je ne dois pas. Pas devant lui. Il serait inquiet. Je lis sur ces lèvres des « je t'aime » et je dis la même chose. Le train s'éloigne mais pourtant je reste un long moment sur ce quai à regarder mon amour partir au loin. Je sens mon téléphone vibrer. Un nouveau SMS.

Je t'aime.
Bill

Je souris et lui répond que moi aussi. Je retourne vers l'entrée ou Sophia m'avait attendu. Je lui souris. Elle a tout vue. Mais elle ne dit rien avec un grand tact et me prend par le bras. On part de la gare bras dessus, bras dessous en riant comme des folles. Sophia est vraiment une amie. On rentre chez nous et je me laisse tomber sur le canapé avec un sourire aux lèvres.
Le plus difficile est de pardonner et d'accepter sa part de responsabilité...

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 15:19

Modifié le samedi 29 septembre 2007 15:11