Je me lève doucement et pars prendre une douche. Lorsque je termine, il se réveille juste. Il me regarde et je me penche vers lui en l'embrassant.
Moi (entre deux baisers) ; Bonjour, mon amour.
Bill ; Bonjour mon c½ur.
Moi ; Je dois aller bosser. On se retrouve ce soir ?
Bill ; Y a pas de problème.
Je quitte ma chambre, le laissant seul. Après lui avoir fait un dernier au revoir, je me dirige vers l'atelier, le c½ur léger.
Musique
Je parcours le couloir menant à ma chambre, lassée. Ce boulot n'est pas une partie de plaisir. Déballer, trier, laver, repasser, ajuster, choisir et ranger. J'ai un peu mal aux yeux.
Je rentre dans ma chambre et constate que Bill est déjà là. Il se retourne en me voyant et me sourit, visiblement une idée derrière la tête.
Bill ; Pas trop fatiguée ?
Moi ; Non, ça va.
Bill ; Tant mieux parce que j'ai une surprise pour toi.
Il me prend mon manteau et me force à le mettre. Nous descendons à la réception. Il se camoufle rapidement et me prend par la main. Nous sortons dans la rue à mon grand étonnement.
Moi ; Bill, c'est pas risqué ?
Bill ; Pour toi, je prendrais tous les risques du monde s'il le fallait.
Je souris et le suis. Il appelle un taxi et lui chuchote la destination. Il ne veut pas que j'entende et me fait fermer les yeux.
Moi ; Rooo !
Bill ; C'est une surprise !
Je ferme les yeux de mauvaise grâce. Quelques minutes plus tard, nous arrivons. Il me conduit dehors en demandant au taxi de nous attendre. Il me fait ouvrir les yeux.
Nous sommes en plein centre ville. Les voitures colorent les routes et les magasins sont de toutes les couleurs inimaginables. Je regarde autour de moi, stupéfaite par tant d'agitation.
Bill ; Regarde !
Il me fait voir une banderole ou défile des messages. Il se met derrière moi, ses bras autour de mon cou, nos mains entrelacées. Je lis les messages lorsque l'un d'eux me frappe.
« Bridget, tu es l'amour de ma vie, je t'aime. Bill ».
Je sourit et me retourne vers lui. C'est si romantique, j'adore ça.
Moi ; Je t'aime aussi, Bill.
Je l'embrasse langoureusement en me hissant sur la pointe de mes pieds. Ma main caresse sa joue et ses bras entoure mon bassin.
Le taxi donne un coup de klaxon, nous interrompant. Bill me fait signe de monter dans l'auto.
Moi ; Quoi, il y a autre chose ?
Bill ; Oui, tu vas voir c'est le meilleur.
Je pose ma tête sur son épaule, toujours les yeux fermés. Le taxi s'arrête, redémarre et finit par stopper.
Bill ; Nous sommes arrivés.
Il me fait descendre en me mettant ses mains sur mes yeux. Je sens qu'il y a un peu de monde autour de nous. Il me fait marcher pendant assez longtemps. Je ne sais pas ou je vais et j'ai toujours peur de tomber.
Bill ; Tu es prête ?
Moi ; Oui.
Il enlève ses mains. Je lève les yeux et vois devant moi la Tour Eiffel. Une Tour Eiffel illuminée, magnifique. Elle est très haute et ressemble à un immense château. J'en ai le souffle coupé. Elle est si belle. Je souris malgré moi. Ses trois grands pieds se posent devant nous et le dernier étage me semble si haut, presque dans les étoiles.
Bill ; Viens !
Il me prend la main et m'entraîne vers une cabine.
Moi ; Quoi ? c'est ouvert ?
Bill ; Ca sert des fois d'être Bill Kaulitz.
Je ris et monte dans la cage d'ascenseur. Nous commençons à monter. Je sens mon c½ur se soulever.
Moi ; Bill, je t'avais déjà dit que j'avais le vertige ?
Bill ; Non, mais tu vas voir, une fois en haut on s'en aperçoit même plus !
Je déglutis avec difficulté et le serre contre moi pour oublier l'altitude que nous prenons. Nous montons toujours plus haut. J'essaie de mettre de coté la pensée que l'ascenseur pourrait lâcher. Soudain, il s'arrête. Bill ouvre la porte et nous nous retrouvons au sommet.
Ce qui me frappe en premier c'est la vue. L'immense et calme ville de Paris qui se tient à nos pieds comme si elle nous appartenait.
Puis le calme. Bien que nous soyons dans le centre ville de la capitale, il n'y a pas de bruit. Pas assez pour qu'on l'entende.
Je lève les yeux au ciel et regarde les étoiles. Finalement, nous n'en sommes pas si loin que ça.
Je me retourne vers Bill, qui sourit en voyant mon air rêveur et surpris. J'aurais pu lui glisser un « Je t'aime » ou un « Merci » mais rien ne sortit. Trop estomaquée pour parler je ne peux rien dire.
Contre toute attente, je m'approche de lui et l'embrasse amoureusement. La sensation de hauteur me fait l'impression d'être dans le vide et le vent dans mes cheveux accentue cette pensée. Je continue de l'embrasser en glissant une main dans derrière son dos et une autre derrière sa nuque. Ses bras passent dans mon dos et me serre contre lui.
Me décollant de ses lèvres, je me retourne une dernière fois comme pour immortalisé cette vue dans ma mémoire. Une vue que j'aimerais garder toute ma vie, même lorsque je la raconterais à mes petits-enfants !
Quelques minutes plus tard, nous repartons en quittant à contrec½ur ce magnifique monument...
Bisous
Marine*