Amoureuse...

Lorsque je me réveille le lendemain, je sens encore se lèvres contre les miennes. Je me sépare d'elles et le regarde dormir avec un sourire au coin des lèvres. Il est si beau. Mes yeux se délectent de son visage angélique.
Je me lève doucement et pars prendre une douche. Lorsque je termine, il se réveille juste. Il me regarde et je me penche vers lui en l'embrassant.

Moi (entre deux baisers) ; Bonjour, mon amour.
Bill ; Bonjour mon c½ur.
Moi ; Je dois aller bosser. On se retrouve ce soir ?
Bill ; Y a pas de problème.

Je quitte ma chambre, le laissant seul. Après lui avoir fait un dernier au revoir, je me dirige vers l'atelier, le c½ur léger.

0o'0o'0o'0o'0o'0o'

Musique

Je parcours le couloir menant à ma chambre, lassée. Ce boulot n'est pas une partie de plaisir. Déballer, trier, laver, repasser, ajuster, choisir et ranger. J'ai un peu mal aux yeux.
Je rentre dans ma chambre et constate que Bill est déjà là. Il se retourne en me voyant et me sourit, visiblement une idée derrière la tête.

Bill ; Pas trop fatiguée ?
Moi ; Non, ça va.
Bill ; Tant mieux parce que j'ai une surprise pour toi.

Il me prend mon manteau et me force à le mettre. Nous descendons à la réception. Il se camoufle rapidement et me prend par la main. Nous sortons dans la rue à mon grand étonnement.

Moi ; Bill, c'est pas risqué ?
Bill ; Pour toi, je prendrais tous les risques du monde s'il le fallait.

Je souris et le suis. Il appelle un taxi et lui chuchote la destination. Il ne veut pas que j'entende et me fait fermer les yeux.

Moi ; Rooo !
Bill ; C'est une surprise !

Je ferme les yeux de mauvaise grâce. Quelques minutes plus tard, nous arrivons. Il me conduit dehors en demandant au taxi de nous attendre. Il me fait ouvrir les yeux.
Nous sommes en plein centre ville. Les voitures colorent les routes et les magasins sont de toutes les couleurs inimaginables. Je regarde autour de moi, stupéfaite par tant d'agitation.

Bill ; Regarde !

Il me fait voir une banderole ou défile des messages. Il se met derrière moi, ses bras autour de mon cou, nos mains entrelacées. Je lis les messages lorsque l'un d'eux me frappe.

« Bridget, tu es l'amour de ma vie, je t'aime. Bill ».

Je sourit et me retourne vers lui. C'est si romantique, j'adore ça.

Moi ; Je t'aime aussi, Bill.

Je l'embrasse langoureusement en me hissant sur la pointe de mes pieds. Ma main caresse sa joue et ses bras entoure mon bassin.
Le taxi donne un coup de klaxon, nous interrompant. Bill me fait signe de monter dans l'auto.

Moi ; Quoi, il y a autre chose ?
Bill ; Oui, tu vas voir c'est le meilleur.

Je pose ma tête sur son épaule, toujours les yeux fermés. Le taxi s'arrête, redémarre et finit par stopper.

Bill ; Nous sommes arrivés.

Il me fait descendre en me mettant ses mains sur mes yeux. Je sens qu'il y a un peu de monde autour de nous. Il me fait marcher pendant assez longtemps. Je ne sais pas ou je vais et j'ai toujours peur de tomber.

Bill ; Tu es prête ?
Moi ; Oui.

Il enlève ses mains. Je lève les yeux et vois devant moi la Tour Eiffel. Une Tour Eiffel illuminée, magnifique. Elle est très haute et ressemble à un immense château. J'en ai le souffle coupé. Elle est si belle. Je souris malgré moi. Ses trois grands pieds se posent devant nous et le dernier étage me semble si haut, presque dans les étoiles.

Bill ; Viens !

Il me prend la main et m'entraîne vers une cabine.

Moi ; Quoi ? c'est ouvert ?
Bill ; Ca sert des fois d'être Bill Kaulitz.

Je ris et monte dans la cage d'ascenseur. Nous commençons à monter. Je sens mon c½ur se soulever.

Moi ; Bill, je t'avais déjà dit que j'avais le vertige ?
Bill ; Non, mais tu vas voir, une fois en haut on s'en aperçoit même plus !

Je déglutis avec difficulté et le serre contre moi pour oublier l'altitude que nous prenons. Nous montons toujours plus haut. J'essaie de mettre de coté la pensée que l'ascenseur pourrait lâcher. Soudain, il s'arrête. Bill ouvre la porte et nous nous retrouvons au sommet.
Ce qui me frappe en premier c'est la vue. L'immense et calme ville de Paris qui se tient à nos pieds comme si elle nous appartenait.
Puis le calme. Bien que nous soyons dans le centre ville de la capitale, il n'y a pas de bruit. Pas assez pour qu'on l'entende.
Je lève les yeux au ciel et regarde les étoiles. Finalement, nous n'en sommes pas si loin que ça.
Je me retourne vers Bill, qui sourit en voyant mon air rêveur et surpris. J'aurais pu lui glisser un « Je t'aime » ou un « Merci » mais rien ne sortit. Trop estomaquée pour parler je ne peux rien dire.
Contre toute attente, je m'approche de lui et l'embrasse amoureusement. La sensation de hauteur me fait l'impression d'être dans le vide et le vent dans mes cheveux accentue cette pensée. Je continue de l'embrasser en glissant une main dans derrière son dos et une autre derrière sa nuque. Ses bras passent dans mon dos et me serre contre lui.
Me décollant de ses lèvres, je me retourne une dernière fois comme pour immortalisé cette vue dans ma mémoire. Une vue que j'aimerais garder toute ma vie, même lorsque je la raconterais à mes petits-enfants !
Quelques minutes plus tard, nous repartons en quittant à contrec½ur ce magnifique monument...


*Merci à tous de voter pour moi ça me fait trop plaisir ! Plus que 10 voix sur le premier et je suis qualifiée pour la 1ere manche !
Bisous
Marine
*
Amoureuse...

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 13:08

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 13:03

Varsovie

Musique

Le lendemain, je suis réveillée par sa main qui me caresse les cheveux. Pourtant je n'ouvris pas les yeux tout de suite. Je savoure sa présence, sa main caressant mes cheveux et son souffle contre ma joue.
Finalement je me décide à ouvrir les yeux. Il me regarde et me sourit.

Moi ; Bien dormi ?
Bill ; Dans tes bras, toujours.
Moi ; Quelle heure est-il ?
Bill ; 7h00.
Moi ; Quoi ?
Bill ; J'ai oublié de te le dire, mais aujourd'hui on part à Varsovie, en Pologne.
Moi ; Sans rire ?
Bill ; Je ne plaisante pas ! Mais j'ai aussi une mauvaise nouvelle.
Moi ; Qu'est ce que c'est ?
Bill ; On ne fera pas le voyage ensemble. Tu voyageras avec les techniciens. Mon manager a contacté une équipe de cameraman qui va nous filmé 24h/24h pendant la tournée. On ne se verra que rarement.

A ce moment, je ressens une douleur au ventre. Une très vive douleur. Je ne veux rien dire de peur qu'il ne veuille pas que je vienne. Bill serait capable de me condamner au repos. Je fronce les sourcils.

Bill ; Ca va pas ?
Moi ; Si ! Je suis juste un peu déçue.
Bill ; Désolé, mon c½ur.

C'est vrai que je suis désappointée de ne pas faire le voyage avec eux mais je me ferais passer pour l'assistante pour Lenny c'est déjà mieux que rien. Comme pour se faire pardonner, il m'embrasse tendrement pendant quelques minutes, puis me quitte afin de terminer sa valise.
Je commence la mienne et la finit un quart d'heure plus tard. Après avoir pris une douche et m'être habillée, je reçois un appel de Lenny, me donnant rendez vous à l'atelier.
Ayant toujours affreusement mal au ventre, je prend un médicament.
Je rejoins Lenny, armée de ma valise. Elle a aussi la sienne.

Lenny ; Salut ! Bien dormi ?
Moi ; Très bien ! Et toi ?
Lenny ; Bien aussi. Allez viens on y va. On va faire le voyage dans ce car avec quelques techniciens.

Je suis impressionnée de voir qu'il y a six cars pour le groupe ! Nous montons dans notre bus, sans que j'ai le temps de dire au revoir à Bill.
Le bus est composé de trois couchettes et de deux canapés avec une petite télévision.

Lenny ; Le bus du groupe est beaucoup plus luxueux mais on a réussit à obtenir quelque chose de pas trop pourrit pour les techniciens.

Je pose mon sac sur le canapé et me met en boule afin d'essayer d'arrêter cette douleur au ventre. Lenny ne s'aperçoit de rien et, appuyant ma tête contre la vitre, je regarde un peu la télévision.
Varsovie, je vais en Pologne ! Ca pays m'a toujours intriguée ! Je vais enfin y poser les pieds même si je ne vais y rester qu'une journée.

0o'0o'0o'0o'0o'0o'

6h00. Six heures de bus sans s'arrêter. David veut absolument arriver à la salle de concert avant que la nuit ne tombe. Il a réussit. J'avoue que je suis un peu dans le brouillard, fatiguée par tant de trajet.
La Pologne, ben ça ressemble à l'Allemagne ! Il me tarde juste de découvrir la capitale. Pendant presque tout le temps, Bill et moi nous nous sommes envoyés des SMS. Il me disait que le reporter le soûlait à guetter les moindres de ses gestes ! Pour pouvoir me répondre en paix, il a dû dire qu'il écrivait à Andréas, son meilleur ami.
Mon mal de ventre s'est estompé avec le temps.
Lorsque je pose le pied à terre, j'ai les jambes en coton. Lenny sourit en voyant mon air épuisé.

Lenny ; Tu vas t'y habituer !
Moi ; J'espère parce que passer trois semaines comme ça, non merci.

Elle rit et me conduit à la salle des essayages. Pendant qu'elle déballe les vêtements, je ne peux m'empêcher d'entrebâillée la porte et de risquer un ½il dans la salle de concert.
Elle est immense ! Les techniciens travaillent déjà à mettre le décor en place. Ils installent de grandes plaques grises avec des escaliers et des tas de fils.

? ? ? ; Serait-on curieuse ?

Je me retourne plus vite qu'un ouragan et vois, avec soulagement, Georg.

Moi ; Tu m'as fait peur !
Georg ; Allez viens je te fais faire le tour du propriétaire.

Lenny me fait signe au loin d'y aller. Georg commence par me montrer les coulisses et le fonctionnement des oreillettes ou celui des micros. Puis il me fait marcher sur la scène et m'explique que le décor symbolise la chambre 483. Il me donne l'ordre des chansons sans pour autant entrer dans les détails, pour garder la surrprise. Je vois Bill au loin avec son manager qui me regarde au coin de l'½il.

Georg ; Tu es au courant que la cousine de David doit venir ?
Moi ; Non, comment s'appelle-t-elle ?
Georg ; Lydia je crois. Tiens la voilà.

Je me retourne et vois... Oh non !


*Hey Hey !
Tout 'davoir un Grand MERCI d'avoir voté pour moi et je me suis qualifiée pour le premier concours !
Le deuxième se trouve ici
Je suis aussi en pleine écriture de ma deuxième fiction ici
Voilà !
Bisous à vous mes chéres lectrices et merci de votre soutient !
Marine
*
Varsovie

# Posté le samedi 15 décembre 2007 05:37

Modifié le samedi 09 août 2008 05:04

Jade, Tom et des envies de meurtre...

Musique

Jade s'avance, d'une démarche prétentieuse. Elle traîne deux énormes valises derrière elle. Elle regarde, avec supériorité la salle et me vois plutôt surprise.

Moi (a Georg) ; Tu voulais pas dire Jade plutôt ?
Georg ; Oui, peut-être.

David et moi s'avançons vers elle.

Jade ; Tiens, ma chère Bridget ! Que fais-tu là ?
Moi (sans desserrer les dents) ; Je suis la styliste.
Jade ; Ca m'étonne pas que les garçons soient si mal habillés !

Je me demande ce qui me retient de lui en mettre une. Je serre les poings pendant que David lui demande si le voyage s'est bien passé. Soudain, je réalise quelque chose.

Moi ; David ? Tu veux dire que Jade va rester le reste des vacances avec nous sur la tournée ?
David ; Oui. Pourquoi il y a un problème ?
Jade ; Non, nous sommes très amies ! Copines comme cochonnes !

Pour sauver le coup je fais un grand sourire à David. Il part, en me demandant de lui montrer sa chambre au troisième étage. Heureusement que ce n'est pas le mien !

Jade ; Bon, tu prends mes valises ?

Je passe à coté d'elles, en faisant mine de trébucher. Les valises tombent et Jade a une expression semblables à une poule au quelle on aurait voler les ½ufs de ces dix derniers mois.

Moi ; Oups ! Elles sont tombées !
Jade ; Je t'ai demandé de me les porter pas de me les faire tomber !
Moi ; Désolée ma chère Jade mais même pour tout l'or du monde, je ne porterais pas tes affaires de pouf ! Tu te les amènes toi-même tes valises !

Je commence à partir ne lui laissant pas le choix. Elle traîne ses bagages difficilement. Arrivée devant l'ascenseur, j'ai une merveilleuse idée.

Moi ; Quelle malchance ! L'ascenseur est en panne ! Il va falloir tout monter à pieds !

Elle soupire. Une demi-heure. C'est le temps que nous avons mis pour monter trois minuscules étages. J'ai cru qu'on y arriverai jamais ! Elle n'a pas arrêté de gémir ! Au moment où son pied se pose sur la dernière marche, elle voit l'ascenseur s'ouvrir.

Jade ; Je croyais qu'il été en panne ! ! !
Moi ; Oh ! Je le croyais aussi ! Quel malentendu !
Jade ; C'est ça, pouffiasse !

La voir énervée ainsi, me faisait plus rire qu'autre chose et je ne songe même pas à lui répondre. J'ouvre sa porte de chambre et elle pose ses valises sur son lit. On dirait qu'elle vient de faire le marathon de New York. Mon petit tour ne semble pas lui avoir plu.

Jade (désinvolte) ; Tu sais si Tom est pris ?
Moi ; Qu'est ce que ça peut te faire ?
Jade ; J'aimerais bien passer une nuit avec lui, si tu vois ce que je veux dire...
Moi ; Tu es dégueulasse.
Jade ; Je filmerais tout et ça fera un malheur à la fac !
Moi ; Parce que tu veux aller à la fac ?
Jade ; C'est plutôt une formation pour être top model !
Moi (pouffant de rire) ; Toi ? Top model ? Laisse moi rire !
Jade ; J'ai envoyé mon book et ils m'acceptent ! Bon alors, il est pris Tom ou quoi ?

Elle m'énerve. Je perds mon sourire et m'approche d'elle, un sourire menaçant aux lèvres.

Moi ; Ecoute moi bien, ces quatre garçons sont mes amis ! Je ne laisserais personne compromettre leur carrière OK ? Donc tu vas ranger tes hormones et ta vidéo tu te la met dans le cul ! Ne t'approche pas d'eux !

Je pars en claquant la porte d'aussi fort que je peux. Je cherche Tom dans les couloirs et après un quart d'heure de recherche je réussis à le trouver.

Moi ; Tom ?
Tom ; Mmmh ?
Moi ; Il faut absolument que je te dise que Jade va essayé de te mettre dans son lit !
Tom ; En voilà une bonne nouvelle !
Moi ; Non ! Elle va tout filmer pour ensuite le diffuser !
Tom ; C'est plutôt inconvenant en effet. Merci de m'avoir prévenu.

Il me sourit et d'un coup je me sens gênée. Il s'approche de moi et me coince contre le mur. Il met ses bras autour de moi, m'empêchant de bouger.

Tom (chuchotant) ; J'adore quand tu rougis comme ça.

Il approche ses lèvres des miennes. Alors qu'elles allaient se rencontrer, je pense à Bill. Mais qu'est ce qu'il me prend ? C'est lui que j'aime pas Tom !
Juste avant qu'elles n'entrent en contact, je lui met une gifle phénoménale.

Moi ; Non mais ça va pas non ? ! Tu prends pour qui là ?
Tom (se frottant la joue) ; T'y a pas été de main morte non plus !
Moi ; J'ai des raisons non ?

Il sourit, mais cette fois-ci d'un air content. Je comprend plus rien. On dirait que ma gifle lui a fait plaisir.

Tom ; Tu es la bonne.
Moi ; Je te demande pardon ?
Tom ; Pour Bill. Il était temps de s'avoir si tu le vaux vraiment. Si tu ne le méritait pas, tu m'aurais embrassé. Mais apparemment, tu l'aimes vraiment vu la gifle que tu m'as mis.
Moi ; Désolée.
Tom ; Ce n'est rien.

Nous repartons en bas et Bill change d'expression en voyant la joue rouge de Tom.

Bill ; Qu'est ce que tu as fait ?
Tom ; Je l'ai soumis au Test !
Bill ; Encore ce truc débile !
Tom ; Oui, mais c'est la seule de toutes tes conquêtes qui m'ait giflé avant même que je ne l'embrasse !

Bill me regarde, souriant. Les battements de mon coeur s'accélérent. Si ça ne tenait qu'à moi, je l'aurais embrassé, lui, pour lui prouver que c'était vrai mais vu le monde, ce n'est pas possible.
Nous repartons donc, chacun de notre coté, comme si nos relations étaient strictement professionnelles...


*Et voilà une des facettes de notre chère Bridget ! Oui elle peut être trés peste quand elle le veut !
Comment trouvez vous ce chapitre ?
Bisous et merci de suivre ma fiction
Marine
*
Jade, Tom et des envies de meurtre...

# Posté le samedi 22 décembre 2007 05:00

Modifié le samedi 22 décembre 2007 05:13

Déception, douleur et hôpital...

Fin de la journée. Je rentre enfin dans ma chambre. Je pose mes clés sur la table de nuit, mon manteau sur mon lit. Je soupire un instant, fatiguée. Mais la soirée n'est pas terminée puisque Bill m'a promis de me faire voir le premier concert de leur nouvelle tournée, ce soir. Je commence à me préparer lorsque je reçois un appel.

Moi ; Allô ?
Bill ; Ma puce ?
Moi ; Oui mon amour ?
Bill ; J'ai une mauvaise nouvelle ; ce soir tu ne peux pas venir voir le concert.
Moi ; Pourquoi ?
Bill ; David n'est pas d'accord. S'il y a des caméras...
Moi ; Je comprends.

En fait, non je ne comprenais pas. Si David tient compte de ce raisonnement, je n'irais à aucun concert. J'ai envie de pleurer de déception. Mais je me retient.

Bill ; Je suis désolée.
Moi ; Oui.

Que pouvais-je dire d'autre ? « Ne t 'inquiète pas mon amour, cela ne me rend pas triste du tout ! ». Je ne pouvais pas lui mentir, c'était au dessus de mes forces.

Bill ; Je dois y aller.
Moi ; OK, je t'aime.
Bill ; Je t'aime aussi.

Je m'affale sur le lit. Je suis amèrement déçue.
Mais soudain, je ressentis une douleur au ventre. Toute petite d'abord. Mais elle amplifie de secondes en secondes. Je me met en boule. Soudain je sens une déchirure. Alarmée, je passe une main entre mes cuisses. Elle est rouge de sang. Ma tête tourne. J'ai des sueurs froides. Je tends une main vers mon téléphone et appelle Lenny. Elle arrive deux minutes plus tard et ouvre de grands yeux quand elle voit tout le sang qui s'est écoulé sur mon lit.

Lenny ; Bridget !
Moi ; Lenny, aide moi.
Lenny ; Viens.

Elle me tend un peignoir que j'enfile, m'aide à marcher et me transporte jusque dans un taxi, direction l'hôpital. Plus les minutes passent, plus j'ai mal. Nous arrivons dans le hall et des infirmières viennent. Lenny leur explique en deux mots comment elle m'a trouvé. Les médecins m'aident à m'allonger sur un brancard.
Je m'évanouis...

Je me réveille dans un lit blanc. J'ai des tas de perfusions dans les bras. Je me remémore ce qui s'est passé et voit Lenny qui arrive vers moi.

Lenny ; Ca va mieux ?
Moi ; Oui. Combien de temps j'ai dormi ?
Lenny ; Une demi-heure. Le docteur ne devrait pas tarder.

Sa phrase a peine terminée, le médecin entre. Il me serre la main, armé d'une plaquette et de tas de fiches.

Médecin ; Bonjour.
Moi ; Bonjour.
Médecin ; Bon, mademoiselle, vous êtes en service gynécologie. Vous avez eu des saignements que nous avons arrêter difficilement. Vous protégez vous pendant vos rapports ?
Moi ; Je vous mentirais si je disais oui. Je me protège presque tout le temps mais j'avoue que la dernière fois, je n'y ai pas pensé.
Médecin ; Vous êtes atteinte d'une chlamydia. C'est une maladie sexuellement transmissible. Les mâles sont porteurs de la maladie mais ce sont les femmes qui en tombent malades. Vous aurez un traitement antibiotique assez lourd, je vous préviens. Mais si nous ne faisons rien vous risquez stérilisation totale ou des petites maladies pendant longtemps.

Je déglutis. Malade ? Comment est ce possible ? Je lance un regard à Lenny qui est sous le choc elle aussi.

Moi ; Combien de temps dure le traitement ?
Médecin ; Deux mois.

Je hoche la tête en signe d'approbation. Il sort pendant que je garde la tête baissée.

Moi ; Depuis combien de temps es-tu au courant ?
Lenny ; Quelques minutes seulement.

Que va dire Bill quand je vais lui apprendre la mauvaise nouvelle ? « Hey Bill, j'ai une mauvaise nouvelle ! Je suis malade et toi tu dois aller à l'hôpital pour te faire enlever la maladie que tu m'as si gentiment fait partagé ! »

Lenny (me tirant de mes pensées) ; J'ai fait quelques recherches sur mon ordinateur portable.
Moi ; Tu as eu le temps d'aller le chercher à l'hôtel ?
Lenny ; Non, je l'avais dans mon sac lorsque je suis venue à ton secours.
Moi ; Et tu as trouvé quoi ?
Lenny ; Que tu étais chanceuse finalement !
Moi ; Je ne vois pas en quoi !
Lenny ; La plupart des chlamydia ne se détecte pas ! Elles sont quasi invisibles ! Ils n'y a que 5% des cas où la maladie se manifeste par des saignements comme toi ! Si on ne l'avais pas détecté avant tu aurais été stérile sans avoir pu rien faire !
Moi (ironique) ; Je me sens tout de suite mieux !

Je me mord la langue. Je suis désagréable avec Lenny alors que c'est la seule qui essaie de m'aider.

Moi ; Désolée.
Lenny ; Non, je te comprend. Apprendre du jour au lendemain que tu es malade, c'est très fâcheux.

Je sens que mes yeux se ferment tous seuls.

Moi ; Je vais dormir un peu.
Lenny ; Je te laisse !
Moi ; Ne dis rien aux garçons !
Lenny ; OK, mais je t'envoie Bill dés demain matin.
Moi ; OK. Merci pour tout Lenny !
Lenny ; De rien ! Bye !

Je pose ma tête contre l'oreiller et m'endors sûrement grâce aux morphines...


*Coucou !
Alors un chapitre sûrment trés rare dans les autres fics ; j'ai lu plusieurs fics (je ne dirait pas lesquelles) où tout le monde couche avec tout le monde, sans se protéger et y a aucune maladie ! C'est presque impossible ; maintenant les maladies s'attrapent trés facilement. A présent vous savez à quoi à servit mon lemon !
Je tiens à préciser que tout ce que j'ai écrit sur la chlamydia est vraie ! Je n'est rien inventé !
Venez me mettre une note ici
Poster vos com's et vos avis.
Bisous
Marine
*
Déception, douleur et hôpital...

# Posté le samedi 29 décembre 2007 05:14

Modifié le samedi 29 décembre 2007 12:03

Maladie...

Musique

Point de vue extérieur

Gustav ; Je suis crevé !
Tom ; Ouais moi aussi ! Le public était chaud ce soir !

Bill baisse la tête. C'est vrai que le concert était fabuleux, il y avait mit toute son énergie et il avait réussit. Mais en ce moment même, il ne pense plus au concert. Il ne pense qu'à celle qu'il aime. Il se sent si coupable d'avoir accepté les conditions de David.

Bill ; Les gars, j'y vais on se retrouve demain.
Georg ; Tu demanderas à Bridget comment elle a trouvé le concert ?
Bill ; Elle ne l'a pas vu.
Tom ; Pourquoi ?
Bill ; David a refusé.

Silence. Tous savent bien que les deux amoureux souffrent de cette situation. Acceptés de se cacher pour aimer n'est pas un plaisir.

Gustav ; Ah.

C'est tout ce qui sort de sa bouche. Le chanteur s'en va en direction de la chambre de Bridget. Il toque. Aucune réponse. Peut-être dort-elle ? Il pousse un peu la porte. Elle est ouverte. Cela l'inquiète. Il entre en l'appelant. Pas de réponse. Il tourne la tête et vois le lit. Il met une main devant sa bouche. Du sang. Une mare de sang. Il se prépare à faire machine arrière lorsqu'il voit Lenny arriver.

Bill ; Lenny, qu'est ce qui se passe ? Pourquoi le lit de Bridget est en sang ? Ou est-elle ?
Lenny ; Elle est à l'hôpital.

Aussitôt le brun sort de la chambre mais la styliste l'intercepte.

Lenny ; N'y va pas.
Bill (agressif) ; Pourquoi ?
Lenny ; Ils sont en train de lui faire des examens et elle est sous morphine. Tu ne serviras à rien là-bas.
Bill ; Mais je veux aller la voir.
Lenny ; Mais elle dort !
Bill ; Tu ne saurais pas quelque chose par hasard ?
Lenny ; Non.

Il s'affrontent du regard pendant un instant. Mais le chanteur doit se résoudre. A quoi servirait-il là-bas ? Il repart dans sa chambre sans un mot. La nuit va être longue.

Point de vue de Bridget

Lorsque j'ouvre les yeux, je suis comme dans le brouillard le plus complet. Il me faut quelques minutes pour me remémorer les événements de la veille. Mais mon ventre se noue. Bill. Que vais-je lui dire ?
Je ferme les yeux et me concentre sur la moindre douleur de mon corps. Je ne ressens rien de douloureux. Alors pourquoi est ce que je ne ressens pas cette putain de maladie ? J'aimerais encore mieux souffrir comme tout plutôt que de ne rien sentir. Au moins, ce la me persuade qu'elle est là.
J'entends quelques coups frappés à la porte. Faites que ce ne soit pas lui. Si, c'est Bill. Il entre, referme la porte et vient m'embrasser. Il me prend ma main et s'assoit à coté de moi.

Bill ; Qu'est ce que tu fais ici ma chérie ? J'étais vraiment inquiet hier soir. Je voulais venir te voir mais Lenny m'a dit que tu étais sous morphine.
Moi ; Euh.. En fait...

Nous y voilà. Comment lui tourner la phrase ? je me sens vraiment mal à l'aise. Je prends une grande respiration.

Moi (sans respirer) ; Je suis malade ; je suis atteinte d'une chlamydia.
Bill ; Quoi ?
Moi ; Je suis malade, je suis atteinte d'une chlamydia.

J'ai la gorge noué et mes yeux me piquent. Bill serre ma main.

Bill ; Qu'est ce que c'est exactement ?
Moi ; C'est une maladie sexuellement transmissible qui se trouve chez les hommes mais qui s'infecte dans le corps des femmes lors d'un rapport sans préservatif.

Bill se mord les lèvres signe de réflexion chez lui. Je baisse la tête et une larme coule le long de ma joue et finit sur le drap. Bill met son doigt sous mon menton et le tourne vers lui. A la vue de mes larmes, il me prend dans ses bras. J'explose en sanglots.

Bill ; Chut ma puce...
Moi ; Mais j'ai si honte...
Bill ; Honte de quoi ?
Moi ; De mon corps ! Je suis si faible que je ne résiste même pas à la moindre maladie et c'est de ma faute aussi ! J'aurais du penser au préservatif !
Bill ; Mon c½ur ne te sens pas coupable ; moi aussi j'aurais du y penser ! Et puis ce n'est pas une petite maladie là, c'est quand même assez grave.

Je reste dans ses bras. Ses bras qui me manquent mine de rien, autant que son regard, ses lèvres ou ses mains. Quelques minutes plus tard, son téléphone sonne et je comprend que c'est l'heure du départ.

Bill ; Je dois y aller ma puce.
Moi ; D'accord.
Bill ; Ne t'inquiète pas. On arrivera à la combattre cette maladie, ensemble.

Il me dépose un bisous sur le front et part.
Une demi-heure plus tard, je ne peux plus tenir en place. Il faut que je bouge. Je sors de mon lit en m'enlevant mes perfusions. Je sors de ma chambre.
Le couloir est blanc avec des lumières au plafond reflétant sur le sol. Les infirmiers et les intendants ne me voient pas, affairés dans leur travail. Je marche, pieds nus et vêtue seulement d'une robe d'hôpital, vers une salle ou des cris d'enfants résonnent. Je pousse une porte bleu.
Je découvre des enfants. Une vingtaine. Certains sont avec des appareils respiratoires, un autre est dans un fauteuil roulant et les autres n'ont pas de symptômes particuliers. Je m'approche d'eux, irrésistiblement attirée. Je me dirige vers un petit enfant que je n'avais pas vu. Il est tout petit et chauve. Il est tout seul et je m'assois prés de lui.

Moi (doucement) ; Coucou.
Petit garçon ; Salut.
Moi ; Comment tu t'appelles ?
Petit garçon ; Hugo et toi ?
Moi ; Moi, c'est Bridget. Pourquoi ne joues-tu pas avec les autres ?
Hugo ; Ils ont peur de moi.
Moi ; Pourquoi ?
Hugo ; Parce que j'ai plus de cheveux.

Je hoche la tête. Je sens une main sur mon épaule et m'aperçois que c'est une infirmière.

Infirmière ; Que faites-vous ici, mademoiselle ?
Moi ; Je... Enfin, j'étais dans ma chambre et j'ai voulu me dégourdir les jambes donc je suis sortie. Et je suis arrivée ici.
Infirmière ; Numéro de chambre ?
Moi ; 857.
Infirmière ; Venez avec moi, nous allons vous faire des prises de sang.

Je sors, non s'en avoir jeté un dernier coup d'½il à Hugo.


*BONNE ANNEE A TOUS !
Je vous souhaite tous mes meilleurs voeux pour 2008 ! XD
Sinon comment trouvez vous mon chapitre ? je le trouve moyen mais bon...
Mon blog de OS ici
Bisous
Marine
*
Maladie...

# Posté le samedi 05 janvier 2008 05:13

Modifié le samedi 05 janvier 2008 07:27