Un professeur particulier....

J'ouvre les yeux, doucement. J'ai chaud. Je ne le sens pas. Ou est-il ? Je passe une main à coté de moi. Rien. Pas de présence. Effrayée, je me retourne. Et vois que je suis seule.
Il me faut quelques secondes pour m'apercevoir que je suis dans ma chambre universitaire et non avec Bill. Pendant un instant, j'ai cru qu'il lui était arrivé quelque chose.
Je me lève et me prépare. Ma colocataire dort toujours.

Moi ; Euh... Sarah ?
Sarah ; hum ?
Moi ; Tu vas être en retard.
Sarah ; Ouais, je me lève.

Je finis de me coiffer et de prendre mes dernières affaires de cours tandis qu'elle occupe la salle de bain. Puis nous descendons ensemble prendre un petit-déjeuner. Nous ne parlons pas beaucoup et je dois dire que la spontanéité de Sophia me pèse. La sonnerie retentit et nous entrons dans un immense amphithéâtre. Je m'assied à une table vers le milieu. Une dame d'un certain âge, cheveux grisonnant attachés en chignon, entre d'une démarche autoritaire.

Dame ; Bonjour.
Quelques élèves ; Bonjour.
Dame ; Bien. Je serais votre professeur de français principal, Mme Gabot. Bienvenue dans l'académie des Arts et des Lettres de Berlin. Cette académie est la plus connue de l'Allemagne et siège dans les plus brillantes universités de l'Europe. Je tiens à préciser tout de suite que si l'un de vous essaie de descendre l'estime de cette école, qu'il sort tout de suite.

Personne ne bouge. Un silence pesant s'installe.

Dame ; Bien. Sachez aussi que les épreuves seront dures, le but étant de faire naître en chacun de vous, un talent que nul autre ne possède. Vous aurez en moyenne, une dizaine de contrôle par trimestre et un projet à réaliser chaque année que vous resterez ici ; la formation pour devenir un écrivain étant de trois ans au minimum. Votre premier projet sera de faire une autobiographie de votre année, ici, ce vous avez vécu, ce que vous avez ressenti.

Des murmures se font entendre. Une autobiographie alors que nous commençons tout juste ! Je lance un regard à Sarah qui hausse les sourcils en mâchant un chewing-gum.

Gabot ; Si quelqu'un ne se sent pas capable de continuer, qu'il sorte de la salle immédiatement. Après, vous ne pourrez plus faire marche arrière.

A mon grand étonnement, trois filles et deux garçons sortent avec des soupirs. Mme Gabot fixe ses autres élèves, une étincelle de défi dans les yeux. Puis elle nous explique le déroulement de ses cours, nous informant ainsi que nous aurons deux professeurs de français différents ; un pour apprendre à manipuler la grammaire et l'orthographe parfaitement et Mme Gabot qui nous apprendra à écrire. Ce dernier cours me semble assez idiot ; tout le monde sait raconter une histoire !
Nous aurons aussi un professeur de littérature qui nous fera dévorer des livres de styles différents, pour ensuite en faire un compte-rendu et une conclusion. J'ai hâte d'être à ce cours !
Enfin, nous aurons un professeur de langues étrangères ; anglais, français et espagnol.
Nous sortons de la salle deux heures plus tard, affamés. Je mange avec Sarah qui ne semble emballée que par le cours de Mme Gabot.
Le reste de la journée se déroule sans cours afin de nous permettre de faire une reconnaissance des lieux. Je déboule sans le savoir dans la bibliothèque.
Je souris en voyant tous ces livres. Deux étages d'étagères remplis de bouquins plus palpitants les uns que les autres. Je me lance dans la première allée, survolant les titres des livres et leurs auteurs. Virgile, Victor Hugo, Molière, Emile Zola... Que de grands écrivains !
Je reste ainsi pendant plus de trois heures, à regarder les livres, m'attardant sur certains ouvrages qui m'étaient inconnus et, comme poussé par un chant magnétique, je lisais le résumé de chacun, au dos du livre, me donnant ainsi une idée.
Puis la bibliothécaire vient m'annoncer la fermeture imminente. Je repose le livre à contre c½ur et repars dans ma chambre et m'attelle à mes devoirs ; fournir un dossiers se présentant avec, en pièce jointe, un texte que nous avions déjà écrit.
Deux heures plus tard, je repose mon stylo. Je relis mes textes, corrige les quelques fautes. Fière de moi, je prépare mon sac et pars manger au self. Je mange seule. Remontant dans ma chambre, je passe un coup de fil à Bill en lui racontant ma journée. Il semble content pour moi et cela me redonne du tonus. Alors que je raccroche, je remarque que Sarah a été absente toute la soirée. Après une moue désapprobatrice de ce comportement, je pars me coucher, vide de toute énergie.

*Je pars au ski demain matin, donc à priori pas de suite avant dimanche prochain voir samedi dans deux semaines...
Votez pour moi ici.
Bisous
Marine.
*
Un professeur particulier....

# Posté le vendredi 29 février 2008 10:35

Modifié le vendredi 29 février 2008 10:53

Un nouvel arrivant...

Alors que mes cours se passent au mieux, tout bascule un soir. Ce soir. Deux coups contre la porte. J'interrompt ma lecture, me lève et vais ouvrir. Un homme grand, svelte, blond me fait face.

Moi ; Bonsoir, vous cherchez quelqu'un ?
? ? ? ; Oui, je recherche Bridget Scharwz.
Moi ; C'est moi-même. Et vous, qui êtes vous ?
? ? ? ; Je suis ton père.

Je ne répond pas tout de suite. Je viens tout juste de comprendre que ce qu'il dit est vrai. Ses yeux. Cette expression unique qu'il a dans les yeux. Un regard qui marque toute votre vie. Puis une rage survient en moi.

Moi ; Désolée mais je n'ai pas de père, le seul que j'ai eu s'est enfuit il y a 7 ans. Je ne veux plus jamais voir ce lâche. Au revoir, monsieur.

Et je lui claque la porte au nez. Comment ose-t-il se pointer devant moi alors qu'il m'a abandonné il y a 7 ans ? Un mélange confus de sentiment naît en moi.
J'entends mon portable vibrer et je répond.

Moi ; Allô ?
Bill ; Mon amour ? Ca va ?
Moi ; Depuis 5 minutes, non mais ça allez bien aujourd'hui. Et toi ?
Bill ; Bien mais qu'est ce qu'il s'est passé ?
Moi ; Mon père est revenu.
Bill ; Quoi ? Mais tu m'avais bien dit que...
Moi ; Oui et c'est le cas. Mais avant qu'il est pu dire la raison de sa visite, je lui avais refermé la porte au nez.
Bill ; Tu te sens comment ?
Moi ; A la fois, très frustrée et très en colère. Et puis très curieuse ; pourquoi vient-il ici ? Qu'a-t-il vécu toutes ces années ? A-t-il pensé à moi ?
Bill ; Pourquoi ne pas aller lui parler ?
Moi ; Je sais pas, Bill, j'en sais rien. Quand je revois son visage dans ma tête, j'ai envie de le rencontrer de réapprendre à le connaître et quand je pense à ce qu'il m'a fait subir, toute envie disparaît.
Bill ; Réfléchis bien, mon c½ur. Je dois te laisser désolé. Bonne nuit mon amour.
Moi ; Je t'aime.
Bill ; Moi aussi, je t'aime.

Je raccroche et décide d'aller me coucher. Sarah rentre peu après de ces promenades nocturnes. Elle se couche elle aussi.
Je n'arrive pas à dormir. Je me tourne dans tous les sens. Sarah échappe un soupir.

Moi ; Sarah, tu dors ?
Sarah ; Scharwz, avec tout le raffut que tu fais, ou veux-tu que je trouve le sommeil ?
Moi ; Désolée.

J'essaye de tenir le maximum de temps dans une position. 44 secondes montre en main. Trop de questions me trotte dans la tête. La nuit va être longue.

*Petite suite mais capitale pour la suite.
Bisous.
Marine.
*
Un nouvel arrivant...

# Posté le mercredi 12 mars 2008 16:25

Une vérité pure....

Musique

Suivre les cours, le lendemain, relève du parcours du combattant. Après avoir bu 3 cafés, mon état est le suivant ; mes paupières sont lourdes et lorsqu'elles vont se fermer, une décharge électrique vient les rouvrir. Mais cela ne m'empêche pas de penser à mon père. Dois-je aller le voir pour lui demander des explications ?
Et à chacune de ces pensées, je repense au moment ou il m'a abandonné. Et je lui en veux terriblement parce qu'il n'avait pas le droit. Il n'a jamais demandé de mes nouvelles, ni même appelé.
N'ayant pas cours, cette après midi, je dors quelques heures puis prend un annuaire. Je chercher « Scharwz ». Je trouve son adresse et son numéro de téléphone.
Je jette un regard par la fenêtre. La ville commence à s'illuminer. Des petits points de couleur apparaissent dans le noir de la nuit. Je descend de mon appartement et prend la direction de l'adresse qui se situe entre mes mains.
Le froid agresse ma peau et mes mains sont glacées. Une maison apparaît devant moi. Très grande, très belle, avec un beau jardin. Je me tourne et jette un regard vers les étoiles.

***

Des fois, vous devez faire des choix qui interviennent dans votre vie à cause d'un passé douloureux. Votre réflexion vous poursuit. Votre choix dépend de votre avenir. Vous devez chercher des réponses. Sans elles, vous n'accédez pas au bonheur.
En quête de vérité pure, certains préféreront retourner en arrière, apeurés ou trop blessé par une action malfaisante.
D'autres resteront en suspens pendant toute leur vie pour finalement s'apercevoir qu'ils n'ont rien accomplit. Leur c½ur restera en balance.
Et pour le reste, cette recherche de soi prendra un long temps. Mais au final, les réponses seront là. Et, grâce à elles, les portes du passé se refermeront et celles de l'avenir s'ouvriront.

***

Je toque à la porte. Mon corps tremble autant qu'il peut. Quelqu'un m'ouvre. Mon père.

Moi ; Bonsoir.

Et lorsque la personne qui hante vos souvenirs se trouve devant vous...

Lui ; Bonsoir, Bridget. Entre.

Je fais quelques pas dans sa maison.

Vous ne pouvez plus reculer...

Un immense salon s'offre à moi. Très luxueux, raffiné. Soudain une petite fille arrive. Elle est blonde et court vers mon père. Une dame la suit, la rattrapant. Elle éclate de rire. La femme me regarde et semble avoir compris.

Dame ; Je te laisse mon chéri.
Moi ; « Mon chéri ? ».
Lui ; Je n'en étais pas encore arrivé à ce stade des présentations.

Une fille de quinze ans, environ, fait irruption dans la pièce. Elle est très belle. De beaux cheveux blonds ondulés encadrent son joli visage.

Elle ; Papa, j'ai besoin de toi !

Elle découvre ma présence et semble gênée. Je me tourne vers mon père.

Moi ; « Papa » ?
Petite fille ; Ben oui, c'est notre papa !

Et souvent, la vérité est plus dure à entendre que tous les mensonges. Surtout quand elle vient de la bouche de personnes qui ne savent pas ce qu'elle représente pour vous.

Je fixe sa famille. Oui, Sa famille. Je ne fais pas partie de la sienne. Plus maintenant. Il s'est construit un nouveau monde. J'appartiens à son passé. Pas à son présent. Lentement, je me tourne et me dirige vers la sortie.

Mais parfois, les réponses aux questions ne sont pas celles que vous attendiez. Alors il faut savoir se relever, choisir la bonne décision. La fuite est la pire de toute mais la plupart du temps, inévitable.

Je tourne la poignée de la porte et sort sans un mot sans un regard. Je me dirige vers l'université. Et en chemin, je craque, je m'assois sur un banc et pleure toutes les larmes de mon corps.
Je prend une photo dans mon sac. C'est mon père et moi, dans un parc. Je déchire lentement la photo entre lui et moi. Nous ne serons plus ensemble. Et c'est mieux ainsi.

Et ces choix séparent des gens la plupart du temps. Parce que rien n'est comme avant ou que tout a changé.

Je jette les deux parties dans la poubelle, à coté de moi et rentre dans mon appartement.

*Les passages en Cursive sont des extraits de l'autobiographie de Bridget.
Ce chapitre vous a plus ?
Bisous
Marine.
*
Une vérité pure....

# Posté le dimanche 16 mars 2008 12:35

Modifié le lundi 17 mars 2008 16:26

Quelques complications...

Le lendemain, mon moral est au plus bas. Je suis énormément déçue du comportement de mon père. Il m'a abandonné une fois de plus. Pas de la même manière mais il a recommencé. Je suis les cours distraitement et lorsque vient l'heure de la pause, je n'ai pas faim.
Mon portable se met à vibrer, et je décroche.

Moi ; Allô ?
?? ; Salut Bridget !
Moi ; Sophia !!
Sophia ; En personne ! Ca va bien ?
Moi ; Bien et toi ? T'es ou là ?
Sophia ; Je vais bien et je suis à environ 185° sur ta droite à trois mètres.

Je fais volte-face et je la vois juste à l'entrée de l'établissement. Je vais vers elle et la prend dans mes bras. Après s'être enlacées, je la regarde un peu mieux.

Moi ; Tu as coupé tes cheveux non ?
Sophia ; En effet !

Je l'emmène avec moi à ma table. Elle s'assoit et me pique un morceau de mon sandwich.

Moi ; Alors qu'est ce que tu fais de beau ? Au téléphone, tu n'étais pas encore décidé à faire des études.
Sophia ; Tu as devant toi une future styliste !
Moi ; Sans rire !
Sophia ; Je te jure ! Au début, je me suis inscrite dans cette fac de mode parce que je ne savais pas quoi faire. Avec mes bonnes notes en dessins et ma connaissance de la mode irréprochable, j'ai pu y entrer. Puis j'ai commencé à m'y plaire et je continue dans cette voie !
Moi ; C'est formidable !
Sophia ; C'est pour ça que je t'emmène faire les magasins !
Moi ; Euh... En fait j'ai cours cette après-midi...
Sophia ; Bridget Hilarie Scharwz tu vas me faire le plaisir de passer cette après-midi avec moi !

Je ris à son annonce ; dés qu'elle n'a pas ce qu'elle veut, elle se met à m'appeler par tous mes noms ! Je prends mon sac et lui fais un signe approbateur de la tête. Elle saute comme une petite fille, contente de sa victoire.
Elle m'entraîne dans la rue la plus chic de Berlin. Elle me fait entrer dans tous les magasins pour me faire essayer des vêtements de la « dernière mode ». Elle insiste pour que je prenne un slim mais dés que je vois une mini jupe je refuse net.

Sophia ; Mais Bill aimerait beaucoup te voir comme ça !
Moi ; Bill n'aimerait pas me voir habillée comme une prostituée !
Sophia ; En parlant de lui, tu le revois quand ?
Moi ; Dans une semaine, je suis pressée !!

Elle sourie et nous sortons du magasin nos achats sous les bras. Au détour de l'avenue, je reconnais une personne indésirable.

Mon père ; Bridget, il faut que je te parle !
Moi ; Je ne veux pas te voir !
Mon père ; Il faut que l'on s'explique !
Sophia ; Elle vous a dit non alors allez vous en !
Mon père ; Taisez vous jeune fille ! Je dois parler avec Bridget !
Moi ; Je vais être plus explicite ; je ne veux plus te voir ni même entendre ton prénom ! Casse-toi de ma vie !

Je lui tourne le dos et pars le plus vite possible vers l'université. Sophia me suit et je l'invite dans ma chambre. Sarah est là, en train d'écrire. Je lui présente Sophia et elle lui fait un bref signe de la main. Je me mets le plus loin possible de Sarah et explique en détails toute l'histoire. Elle compatit avec moi.
Mais elle doit rentrer à son appartement et promet de bientôt me recontacter. Alors que je m'allonge sur mon lit, Sarah se retourne vers moi.

Sarah ; J'ai entendu votre conversation.
Moi ; Et ?
Sarah ; Je pense que tu devrais lui donner une chance.
Moi ; La seule que je lui aie donné, il l'a gaspillée.
Sarah ; Tout le monde a droit à une deuxième chance.
Moi ; Je déteste cette phrase !!
Sarah ; Pourquoi ?
Moi ; Parce que je sais qu'elle est vraie et que je ne veux pas lui en donner une autre !

Ma réaction lui provoque un sourire. Elle partit prendre une douche et je constate que Bill aurait du m'appeler depuis longtemps surtout qu'il n'a pas de concert ce soir. Alarmée, je compose son numéro.

Bill ; Allô ?
Moi ; Bill ?
Bill ; Oui ?
Moi ; Ca va ?
Bill ; Ben oui pourquoi ?
Moi ; Tu m'as pas appelé.
Bill ; C'est juste pour ça que tu m'appelles ?
Moi ; Excuse moi de m'inquiéter pour toi, j'ai cru que tu avais eu un problème. Et puisqu'apparemment je te dérange...
Bill ; Non, Bridget, ce n'est pas ce que je voulais dire...
Moi ; ... Je vais te laisser...
Bill ; Bridget !
Moi ; Au revoir !

Et je lui raccroche au nez. Je soupire. Je déteste me disputer avec lui. Mais parfois il semble tellement insouciant de ce que les autres peuvent ressentir !
Ce désaccord me travaille tellement que je n'en dors même pas. Pourquoi a-t-il eu une réaction aussi bizarre ? Encore une nuit blanche. Je les accumule ces temps ci.

*Alors ? Verdict ?
Et oui, Sophia est de retour ! Elle vous a pas trop manqué ? ;)
Comme vous avez pu le constater je ne préviens plus que les gens qui ont laissé une commentaire à l'article précédent !
Désolée pour la longe attente mais ma nouvelle fiction qui est me prend beaucoup de temps alors j'aimerais que vous la lisiez ! Et donnez moi votre avis !
Bisous
Marine
*
Quelques complications...

# Posté le jeudi 27 mars 2008 14:09

Réconciliations & Retrouvailles...

Pendant toute la journée qui suivit notre dispute, Bill essaie de me joindre. En vain, parce que je ne décroche pas. Le soir, je reçois un appel mais celui-ci est caché. Cela doit être Sophia qui cache toujours le sien.

Moi : Allô ?
??? : Bridget ?

Je comprends que c'est Bill qui a masqué son numéro.

Moi ; Oui ?
Bill ; C'est Bill.
Moi : Je t'avais reconnu, merci.
Bill ; Ecoute je suis désolé pour t'avoir répondu comme ça ! Je ne voulais pas...
Moi ; Mais je m'inquiétais moi ! Tu n'as pas le droit de me reprocher de tenir à toi !
Bill ; Je sais Bridget ! Je te demande pardon.

Je me mords les lèvres.

Bill : Bridget ?
Moi ; C'est bon.
Bill ; C'est vrai ?
Moi ; Mais oui, ne t'inquiète pas.
Bill ; Je t'aime à la folie tu sais. Ce me fait mal de savoir qu'on est fâché.
Moi ; Moi aussi, Bill, moi aussi.
Bill ; C'est toujours Ok pour qu'on se voit après-demain ?
Moi ; Bien sur ! Je viens te chercher à la gare ?
Bill ; Nan, mais la production nous a réservé une chambre d'hôtel alors rejoins-y moi là-bas.

Je note l'adresse et quelques minutes après je raccroche, un sourire accroché aux lèvres.

Ellipse temporelle

Je me rends à l'adresse indiquée sur le papier. Je demande la chambre et monte les escaliers. Etage 4. J'ouvre la porte et entre dans la pièce sans la fermer. Je jette un regard par la fenêtre en posant les clés et mon sac sur le lit. Mon regard suit les passants qui m'ont l'air aussi petits que des fourmis.
Soudain, je sens deux mains glisser sur mes hanches. Je me retourne et me retrouve face à un sourire. Son sourire. Et ses yeux marron. Je noue mes mains derrière son cou et me hisse à la pointe de mes pieds pour aller déposer un baiser sur ses lèvres.

Avez-vous déjà aimé quelqu'un ? Moi, je suis éperdument amoureuse. Je suis amoureuse d'un homme qui est souvent absent, qui m'aime à distances.

Ses lèvres passent sur ma joue et dans mon cou afin d'y poser des baisers express. Je ris.

Bill ; Ca va mon amour ?
Moi ; Beaucoup mieux maintenant que je suis dans tes bras. Et toi ?

Il y a souvent des moments de doutes. Des moments où j'hésite. Des moments où j'ai très envie de me cacher par peur d'affronter mon avenir.

Bill ; Beaucoup mieux maintenant que je peux enfin t'embrasser.

Je lui fais un immense sourire. Et soudain je vois Tom, Georg et Gustav qui passe devant la porte encore ouverte. Ils me disent tous trois bonjours et je leur réponds.
Puis je tourne mon regard vers Bill. Je lui pique un baiser, puis un deuxième et il finit par m'embrasser langoureusement et très longtemps.

Mais quand je plonge mon regard dans le sien, que je me rends compte à quel point je l'aime, je me dis que non ce ne sera pas mon avenir. Ce sera notre avenir.

*Désolée de ce gros retard mais j'étais rarement chez moi et je pars en Espagne en voyage scolaire dans 2 heures donc je me presse un peu.
Le prochain chapitre sera plus interessant.
Bisous.
Marine
*
Réconciliations & Retrouvailles...

# Posté le jeudi 10 avril 2008 09:52